Les faits ➡️ Donald Trump aime apposer son nom partout où il le peut. Les Trump Towers, Trump Plaza, ses casinos et même sa propre cryptomonnaie, le $Trump. Depuis son retour au pouvoir, il a aussi associé son nom ou son image à des passeports, des billets de banque ou encore des programmes gouvernementaux, comme le souligne Business Insider. Son objectif ? Faire du nom "Trump" une marque reconnaissable, associée à sa richesse et à ses réussites. Certains observateurs y voient même une forme de culte de la personnalité. ✍️ Mais depuis son retour à la présidence en janvier 2025, le phénomène est devenu plus politique. Trump a notamment tenté d'associer son nom à des institutions publiques comme l'Institut des États-Unis pour la paix ou le Kennedy Center, avant que son nom ne soit retiré de ce dernier pour des raisons légales. Des élus démocrates, donc du camp opposé à Donald Trump, ont même proposé d'interdire à un président en exercice de donner son nom à des bâtiments publics. Et Trump dépasse désormais les frontières de son pays : dès son retour au pouvoir, il a décidé de renommer par décret le golfe du Mexique en "golfe d'Amérique". Plus récemment, il a fait de même avec le lac Ontario, qu'il a appelé "lac d'Amérique" (l'Ontario est le nom d'une province canadienne située au nord de ce même lac). 🇺🇸 Ces changements ne sont toutefois pas reconnus internationalement et ne s'appliquent qu'aux cartes officielles américaines. Pour certains observateurs, Trump cherche ainsi à mettre en avant les États-Unis, quitte à empiéter symboliquement sur la souveraineté de ses voisins.
L'Allemagne est surexposée à la Chine
Le dimanche 6 septembre, l'AfD a doublé son score d'il y a cinq ans en rassemblant 44% des voix dans la région de Saxe-Anhalt. La CDU, le parti de Friedrich Merz, qui dirigeait ce Land de l'Est depuis vingt-quatre ans, tombe à 17%, alors que la participation a bondi de seize points.
Pourquoi ce vote. L'emploi industriel allemand subit violemment la concurrence chinoise. Mais la Chine n'explique pas tout. L'industrie chimique de Saxe-Anhalt est très exposée à la hausse du gaz depuis la guerre en Ukraine. Et le projet d'usine de puces promis par Intel a été abandonné.
Et maintenant ? L'AfD échappe de justesse à la majorité, et personne n'accepte pour l'instant de gouverner avec elle. Mais personne ne fait de majorité sans elle. Les Länder de Berlin et de Mecklembourg-Poméranie votent le 20 septembre.
Le chiffre de la semaine 127 300 Les emplois que l'industrie allemande a perdus en un an, soit plus de dix mille par mois. L'automobile en a supprimé 32 000 à elle seule. Selon le cabinet EY, mai 2026.
Pourquoi vous ne trouvez plus de place pour garer votre vélo
Ma résolution de rentrée, c'est de faire du sport le matin. Résultat, j'arrive un peu plus tard au bureau. Et je ne trouve plus une seule place pour accrocher mon vélo. J'ai donc voulu vérifier si c'était un problème d'organisation, ou s'il y avait vraiment plus de vélos.
C'est la rentrée la plus dense que Paris ait connue à vélo. Je suis allé regarder les compteurs de passage installés à travers Paris, en accès libre. Sur la semaine de rentrée, on constate un doublement du trafic par rapport à l'avant-covid, et +18% par rapport à l'an dernier.
Besoin d'infrastructures. La Région a promis 750 kilomètres de pistes d'ici 2030. Quiconque a pris la piste Sébastopol un matin de septembre sait qu'il reste du travail.
La Commission a dévoilé un projet de règlement visant à moderniser et à simplifier le cadre européen en matière de marchés publics. Le Public Procurement Act marque un changement de fond dans la commande publique à l'échelle de l'Union européenne. Les priorités affichées sont de simplifier la commande publique et d'en accroître l'efficacité, un secteur qui pèse environ 15 % du PIB européen. Les directives précédentes n'ont, dans l'ensemble, pas atteint ces objectifs : la concurrence s'est érodée, la participation des PME et la dimension transfrontalière sont restées faibles, et les règles demeurent trop morcelées. Reste à savoir si le nouveau texte réussira là où elles ont échoué. La proposition va toutefois au-delà d'une simple réforme procédurale. Elle consolide les règles et allège les procédures, mais accorde surtout une place nouvelle aux achats stratégiques, introduisant une dimension géopolitique dans le droit qui encadre la commande publique européenne. Le Public Procurement Act constitue un pilier de l'agenda de compétitivité de l'Union, aux côtés d'initiatives telles que l'Industrial Accelerator Act et l'EU Innovation Act. Plusieurs de ses chapitres sont consacrés à des priorités transversales : la sécurité et la résilience, la préférence européenne et l'environnement. Une réforme structurelle Le choix d'un règlement plutôt que d'une directive constitue une nouveauté. Depuis plus de cinquante ans, les règles européennes de la commande publique étaient fixées dans des directives. Ce changement d'instrument vise à garantir une application plus uniforme des règles d'un État membre à l'autre. La fusion, au sein d'un règlement unique, des régimes applicables aux marchés publics classiques, aux entités adjudicatrices et aux concessions est une proposition pragmatique et, dans l'ensemble, bien accueillie ; elle reflète le rapprochement progressif de ces régimes au fil des années. Elle a toutefois une contrepartie. Les acheteurs des secteurs spéciaux perdraient la souplesse dont ils disposaient pour fixer la durée de leurs accords-cadres. Le texte plafonne désormais tous les acheteurs publics à trois ans pour un accord-cadre mono-attributaire et à cinq ans pour un accord multi-attributaire, supprimant la durée plus longue qui leur était jusqu'ici ouverte. Une simplification radicale des procédures Le principal changement pour les acheteurs publics est que la négociation avec les fournisseurs devient la norme. Sous les directives de 2014, elle reste l'exception. Les procédures standards reposent sur des offres remises sous pli scellé : le pouvoir adjudicateur publie ses besoins, les fournisseurs déposent une offre, et le marché revient à la mieux notée, sans aucun échange entre-temps. Cette règle vise à prévenir le favoritisme, un acheteur qui peut discuter avec les candidats pouvant aussi peser sur l'issue. La négociation n'est aujourd'hui admise que dans des cas définis, généralement des besoins complexes, et le recours à la procédure correspondante doit être justifié. La présente proposition inverse la logique. Tout pouvoir adjudicateur pourrait négocier une amélioration des offres pour n'importe quel marché, sans avoir à justifier son choix de procédure. Le texte proposé impose aux acheteurs de mener ces négociations avec précaution, afin d'éviter tout risque d'orientation du résultat. Un autre changement mérite d'être signalé. Aujourd'hui, les acheteurs publics peuvent d'abord évaluer les capacités des fournisseurs et n'inviter à soumissionner que les plus solides. La proposition supprime cette étape : tout fournisseur remplissant les exigences minimales entrerait en négociation, et le nombre de candidats ne se réduirait qu'au fil des cycles de négociation sur l'offre elle-même. Le prix pèse également moins qu'avant. Le recours au critère du prix le plus bas devra désormais être justifié, et les marchés seraient en règle générale attribués selon le critère de l'offre économiquement la plus avantageuse.
La France s'apprête à connaître l'un des plus grands transferts de patrimoine de son histoire. Selon une estimation de la Fondation Jean-Jaurès, environ 9 000 milliards d'euros pourraient être transmis par héritage d'ici 2040. Une somme gigantesque, notamment liée au vieillissement de la population française. Car mécaniquement, le nombre de successions va augmenter. Environ 650 000 décès ont été enregistrés en France en 2025, et ce chiffre pourrait dépasser les 800 000 par an autour de 2040, avec l'arrivée progressive des générations nombreuses du baby-boom aux âges les plus élevés. Et ces générations détiennent aussi une part très importante du patrimoine français. Selon l'Insee, environ un quart du patrimoine des ménages appartient aux plus de 70 ans, et près de la moitié aux plus de 60 ans. Autrement dit, une partie considérable de l'immobilier, de l'épargne et des placements financiers français va progressivement changer de génération. Et l'État prend évidemment sa petite part au passage. La France se distingue déjà très nettement en Europe en matière de fiscalité sur les transmissions. Les droits de succession et de donation représentent environ 0,7% du PIB, contre seulement 0,2% en moyenne dans l'Union européenne. En 2024, la France aurait même collecté à elle seule 44,5% de l'ensemble des droits de succession perçus dans toute l'Union européenne. Une performance fiscale suffisamment impressionnante pour rappeler que même dans une succession, Bercy n'oublie jamais d'envoyer sa carte de condoléances accompagnée du RIB. Les recettes liées aux successions ont ainsi fortement progressé. Elles sont passées d'environ 6,9 milliards d'euros en 2010 à 17 milliards aujourd'hui. Sur la même période, les recettes provenant des donations ont bondi de 0,9 milliard à 4,4 milliards d'euros. Au total, les recettes fiscales liées aux transmissions ont donc presque triplé. Mais tous les héritiers ne paient évidemment pas des droits de succession. Lorsqu'un parent transmet à son enfant, chaque héritier bénéficie notamment d'un abattement de 100 000 euros. Au-delà , le montant restant est soumis à un barème progressif allant de 5% jusqu'à 45% pour les très grosses successions. Grâce notamment à ces abattements, environ 87% des successions ne donnent lieu à aucun impôt. Le sujet risque néanmoins de prendre de plus en plus de place. À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, avec des finances publiques très dégradées et des milliers de milliards d'euros appelés à changer de mains, la fiscalité de l'héritage pourrait rapidement revenir au centre du débat. Parce que lorsqu'un patrimoine de 9 000 milliards d'euros commence à circuler, les héritiers ne sont généralement pas les seuls à regarder attentivement où va passer l'argent.
Soutenu par Donald Trump, Nvidia minimise les risques de l'IA
La scène est surréaliste. Alors qu'il participe à une conférence, aux côtés notamment de l'investisseur David Sacks, devenu conseiller de la Maison Blanche, Jensen Huang reçoit un appel. À l'autre bout du fil: Donald Trump. Mis sur haut-parleur, le président américain s'en prend pendant près de cinq minutes à ceux qui militent, ces derniers jours, pour un ralentissement du développement effréné de l'intelligence artificielle générative, au nom de risques désormais trop importants pour être ignorés. "Une conspiration", affirme-t-il. "Et nous n'allons pas laisser cela arriver", poursuit-il, suscitant l'approbation du patron de Nvidia. Au cours de cette même intervention, Jensen Huang a également contesté les prédictions de Jacob Coxon, chercheur chez Anthropic, qui a annoncé sa démission en dénonçant la course à la puissance engagée par les entreprises du secteur, au détriment des risques que l'IA pourrait faire peser sur l'humanité. Des affirmations qui "ne sont pas basées sur la science", a d'abord rétorqué le dirigeant. Il s'en est ensuite pris au responsable de la sécurité du concepteur de Claude, qui a estimé à plus de 10% la probabilité que la situation tourne mal. Une estimation "irresponsable" et "stupide", qui a été "fabriquée de toutes pièces".
Ralentissement du développement de l'IA: vers un casse-tête antitrust ?
L'hypothèse fait déjà frémir les juristes américains. OpenAI et Anthropic peuvent-elles s'entendre pour ralentir le rythme de développement de l'intelligence artificielle, comme le suggèrent leurs patrons respectifs, Sam Altman et Dario Amodei ? Samedi, ce dernier estimait qu'une dérogation au droit de la concurrence serait nécessaire pour éviter que les deux entreprises ne s'exposent à des poursuites pour entente illégale. Une position qui tranche avec celle exprimée mardi par Chris Lehane, ancien responsable de l'administration Clinton et désormais directeur des affaires publiques d'OpenAI, qui estime qu'une telle exemption n'est pas nécessaire.
Avec son nouveau modèle, la start-up d'IA musicale Suno commence à rémunérer les artistes
Entre collaboration et confrontation avec les maisons de disques, Suno poursuit son chemin. La start-up américaine a lancé la semaine dernière la sixième version de son modèle de génération musicale, la première entraînée à partir de catalogues sous licence, notamment dans le cadre d'un partenariat avec Warner Music – l'une des trois majors de l'industrie, qui représente entre autres Dua Lipa, Coldplay et Ed Sheeran. "Plus rapide, plus expressif et doté d'une qualité sonore supérieure", ce nouveau modèle marque "le début d'un nouveau chapitre pour la musique", assure Mikey Shulman, fondateur et directeur général de Suno.
La rentrée ne sonne jamais sur la baie de Douarnenez, où Belle Maria a des airs de vacances toute l'année. C'est que la jolie colonie de plaisance Solvay a pêché un gros poisson : le chef et restaurateur en série Frédéric Péneau, ex-associé du Chateaubriand, du Dauphin et de Grillé à Paris, ici acopiné à Anna Lena, productrice de films d'art. Un tandem qui a eu le bon goût de laisser la bâtisse dans son jus iodé, si ce n'est quelques aménagements de rigueur – lambris repeinturés, fenêtres agrandissantes, viviers à crustacés. Même topo en cuisine, où l'ancien archi apprête poissons et fruits de mer sans les dénaturer, à l'instar de la star homard, barbecutée à la perfection, convoyée avec d'incroyables frites et une mayo maison. Bonus : des chambres sont aussi en construction… · Nora Furia Goûté ce midi-là : d'honnêtes œufs mimosa à la chair de tourteau, et le susnommé p(r)ince des mers, servi grillé entier contre trois billets bleus. Les prix : entrées 6-18 €, plats 20-59 €, fruits de mer 7-55 € (89-119 € les plateaux pour 2-3 personnes), desserts 7-9 €. Horaires : de 12h à 14h et de 19h à 21h. Fermé du lundi au mercredi. Belle Maria – 9, route du Ris, 29100 Douarnenez
La caviste Rebecca Robine n'a pas besoin de jouer les bacchantes pour abreuver la faune douarneniste. Dans son repaire à un jet de grenache des Halles, cette fille d'agriculteurs (passée par le barav' Monsieur Henri à Paris) a l'accueil joyeux et le conseil judicieux, mais surtout, une sélection de pifs propres déjà balèze, mêlant la prod' de petits jeunes prêts à exploser et des crus de vigneron·nes affirmé·es. Bref, du bon vin pour les Armoricain·es. Premiers prix : de 5 à 10 €. Horaires : de 10h30 à 13h (vendredi et samedi uniquement) et de 16h à 21h30. Fermé dimanche et lundi. Les Dieux ont soif – 34, rue Anatole-France, 29100 Douarnenez