📰 News du 15/09/2026

đŸ—žïž ActualitĂ©

Money Stack
Anthropic crie au loup sans ralentir sa course
Salut ! Nous sommes le mardi 15 septembre. Cette semaine, MoneyStack vous parle d'un potentiel stop de l'IA auquel personne ne croit vraiment, de politique économique européenne, de cybercriminalité.... et bien plus encore ! Avant ça : La Martingale reçoit Bradley Lafond pour décortiquer le LBO, ce mécanisme financier essentiel qui permet de racheter une entreprise par la dette. L'exemple qui reste, c'est TXU, un rachat à 45 milliards de dollars financé à 82% par dette, coulé par l'essor du gaz de schiste. Une bonne piqûre de rappel, le levier qui démultiplie les gains démultiplie aussi les dégùts. ANTHROPIC CRIE AU LOUP, MAIS NE RALENTIT PAS LA MACHINE ANTHROPIC CRIE AU LOUP, MAIS NE RALENTIT PAS LA MACHINE Le patron d'Anthropic vient de publier un texte immanquable, qui inquiÚte autant qu'il interroge. Dans « We Must Pace the Frontier », Dario Amodei explique vouloir freiner le rythme...

Salut ! Nous sommes le mardi 15 septembre. Cette semaine, MoneyStack vous parle d'un potentiel stop de l'IA auquel personne ne croit vraiment, de politique Ă©conomique europĂ©enne, de cybercriminalitĂ©.... et bien plus encore !

Avant ça :  La Martingale reçoit Bradley Lafond pour décortiquer le LBO, ce mécanisme financier essentiel qui permet de racheter une entreprise par la dette. L'exemple qui reste, c'est TXU, un rachat à 45 milliards de dollars financé à 82% par dette, coulé par l'essor du gaz de schiste.

Une bonne piqûre de rappel, le levier qui démultiplie les gains démultiplie aussi les dégùts.

ANTHROPIC CRIE AU LOUP, MAIS NE RALENTIT PAS LA MACHINE

ANTHROPIC CRIE AU LOUP, MAIS NE RALENTIT PAS LA MACHINE

Le patron d'Anthropic vient de publier un texte immanquable, qui inquiĂšte autant qu'il interroge.

Dans « We Must Pace the Frontier », Dario Amodei explique vouloir freiner le rythme des capacités de l'IA, mais pas son développement.

​Deux Ă©vĂ©nements l'ont convaincu. L'auto-amĂ©lioration rĂ©cursive, quand l'IA conçoit dĂ©jĂ  sa version suivante, et l'incident OpenAI-Hugging Face, oĂč un essaim d'agents a menĂ© des cyberattaques non demandĂ©es. Selon lui, un tel essaim pourrait « prendre le contrĂŽle de l'ensemble d'Internet » d'ici six Ă  douze mois.

Son plan tient en trois étapes. Des évaluateurs externes intégrés aux équipes, une coordination entre démocraties, puis un accord mondial incluant la Chine.

Anthropic ne s'engage que sur la premiĂšre.

Autrement dit, la seule mesure concrĂšte est une supervision qui documente le danger, sans jamais ralentir sa production. Amodei lui-mĂȘme cite Scott Bessent, pour qui perdre la course de l’IA face aux Chinois ferait que « rien d'autre n'aurait d'importance ». Difficile de freiner quand la peur de perdre pĂšse plus lourd que la peur de l'accident.

Le texte intégral publié par le Grand Continent

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A TOUTES FINS UTILES

A TOUTES FINS UTILES đŸ’¶ CHANGE : Washington vend des euros pour soutenir le yen, sans consulter Bruxelles. La BCE n'est intervenue que deux fois en 25 ans, et toujours sur mandat du G7. Une monnaie mondiale, mais toujours sans boussole propre.

What’s up EU

đŸ›°ïž SPATIAL : L'Europe engage 20 milliards d'euros face Ă  SpaceX, qui a assurĂ© un lancement orbital mondial sur deux en 2025. À quel prix rattraper un tel retard ?

Economix

đŸ€– AUTOMATISATION : Un prix Nobel d'Ă©conomie montre que l'automatisation mĂšne toujours Ă  la rĂ©pression, jamais Ă  la redistribution. Sauf que douze hommes possĂšdent dĂ©jĂ  plus que 4,1 milliards de personnes.

Technoculture

📉 BOURSE : 162 000 emplois créés en aoĂ»t, trois fois plus qu'attendu, et le CAC 40 recule de 1,5% quand le S&P 500 tient Ă  +0,1%. La bonne nouvelle amĂ©ricaine, elle, se paie surtout Ă  Paris.

L’actu finance et immo

🔐 CYBER : Le FBI lance sa premiĂšre stratĂ©gie publique de cybersĂ©curitĂ©, avec une cybercriminalitĂ© estimĂ©e Ă  10 500 milliards de dollars en 2025. L'agence mise sur l'IA, mais mise aussi sur des entreprises privĂ©es pour mener des opĂ©rations offensives sous supervision fĂ©dĂ©rale.

L’Usine Digitale

đŸ›°ïž DÉSINFORMATION : Google Earth a permis pendant 24 heures de gĂ©nĂ©rer de fausses images satellites, avant d'ĂȘtre retirĂ©. Le doute, lui, reste attachĂ© Ă  chaque image sortie d'une zone de guerre, mĂȘme authentique.

Rest of world

đŸ’¶ ÉPARGNE : Les saisines du mĂ©diateur de l'AMF bondissent de 37% en 2025, portĂ©es par les transferts de PEA et les pertes sur le crowdfunding immobilier, pendant que l'Ă©quipe reste Ă  six juristes. Le vrai problĂšme se joue avant la saisine, dans des ventes mal expliquĂ©es.

Agefi

🔗 CUIVRE : Le cuivre a atteint un record Ă  Londres dĂ©but septembre, alors que la production mondiale ne recule que de 1,1%. Les nĂ©gociants stockent 225 000 tonnes aux États-Unis en pariant sur une taxe pas encore dĂ©cidĂ©e, et les usines europĂ©ennes en paient dĂ©jĂ  le prix.

La Tribune

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LE POST QU'IL NE FALLAIT PAS MANQUER

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HugoDécrypte
Trump rejette les appels des patrons de la tech pour ralentir l'IA
Un ancien chercheur d'OpenAI et Anthropic a lancé l'alerte la semaine derniÚre, affirmant que les bùtisseurs de l'IA pensent qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. En réponse, les PDG des grandes entreprises d'IA, dont Dario Amodei d'Anthropic, Sam Altman d'OpenAI et Elon Musk, ont appelé à ralentir le développement de l'intelligence artificielle, malgré leur concurrence. Leur crainte commune est que les capacités de l'IA progressent plus vite que notre capacité à les contrÎler, notamment autour du concept de superintelligence. Ces appels ont cependant été rejetés par Donald Trump, qui refuse de freiner le développement de cette technologie.

đŸ€– "Les gens qui construisent l'IA pensent qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la dĂ©cennie". C'est ce qu'a affirmĂ© la semaine derniĂšre un ancien chercheur d'OpenAI et Anthropic, qui a quittĂ© l'industrie pour lancer l'alerte. Depuis, les patrons de l'IA ont eux aussi pris la parole, comme le rapporte Le Monde. Le PDG d'Anthropic, crĂ©ateur de Claude, celui d'OpenAI, crĂ©ateur de ChatGPT, ou encore Elon Musk, Ă  la tĂȘte de Grok et xAI, ont tous appelĂ© Ă  ralentir le dĂ©veloppement de l'intelligence artificielle. đŸŽ™ïžDans un essai publiĂ© samedi, Dario Amodei, le directeur d'Anthropic, a affirmĂ© que l'industrie "doit ralentir le rythme auquel nous amĂ©liorons les capacitĂ©s des modĂšles d'IA". Une dĂ©claration soutenue par Sam Altman d'OpenAI et Elon Musk. Et ce qui est marquant, c'est que malgrĂ© leur concurrence, ces patrons semblent partager la mĂȘme crainte : que les capacitĂ©s de l'IA progressent plus vite que notre capacitĂ© Ă  les contrĂŽler. L'enjeu tourne notamment autour de ce qu'on appelle une "superintelligence".

🌍 International

What's up EU
Le conseil scientifique de What's up EU
What's up EU annonce la crĂ©ation d'un conseil scientifique composĂ© de dix-neuf personnalitĂ©s issues d'horizons variĂ©s : fonction publique nationale et europĂ©enne, monde acadĂ©mique, entreprise, barreau, recherche et journalisme. Ces experts ont acceptĂ© de conseiller la rĂ©daction Ă  titre personnel sur les sujets mĂ©ritant l'attention de la newsletter, de discuter sa lecture de l'actualitĂ© et d'apporter leur expertise sur les activitĂ©s de l'Union europĂ©enne. Le conseil rĂ©unit des profils internationaux de haut niveau, parmi lesquels des Ă©conomistes, des diplomates, des directeurs d'institutions acadĂ©miques, des responsables d'associations professionnelles et un ministre en exercice. Leurs expertises couvrent des domaines aussi variĂ©s que le marchĂ© unique, la dĂ©fense, le numĂ©rique, la gouvernance Ă©conomique, l'État de droit ou encore les affaires europĂ©ennes.

Nous sommes heureux de vous présenter le conseil scientifique de What's up EU : dix-neuf personnes qui ont accepté de nous aider à décider de ce que cette newsletter doit couvrir. Ils viennent de la fonction publique nationale et européenne, du monde académique, de l'entreprise, du barreau, de la recherche et du journalisme. Ils conseillent la rédaction, à titre personnel, sur ce qui mérite notre attention, discutent notre lecture de l'actualité et apportent leur expertise pour approfondir notre compréhension de ce que fait l'Union européenne. Nous les remercions d'avoir accepté. Ils sont présentés ci-dessous par ordre alphabétique.

Asees Ahuja — Directrice des affaires europĂ©ennes de la ConfĂ©dĂ©ration des entreprises suĂ©doises (Svenskt NĂ€ringsliv), qui reprĂ©sente 60 000 entreprises, oĂč elle pilote les travaux sur le marchĂ© unique, le commerce, l'Ă©largissement et la compĂ©titivitĂ©. Elle a travaillĂ© pour le gouvernement suĂ©dois, l'OCDE et la Commission europĂ©enne.

Ben Brake — Directeur gĂ©nĂ©ral de DOT Europe, l'association qui reprĂ©sente les grandes entreprises du numĂ©rique, depuis le dĂ©but de l'annĂ©e 2026. Il a auparavant dirigĂ© la direction gĂ©nĂ©rale « Politique du numĂ©rique et des donnĂ©es » au ministĂšre fĂ©dĂ©ral allemand du NumĂ©rique et des Transports, aprĂšs dix ans chez IBM.

Edoardo Campanella — Senior economist chez UniCredit, oĂč il a fondĂ© l'UniCredit Investment Institute. Senior fellow au Mossavar-Rahmani Center for Business and Government de la Harvard Kennedy School, il a travaillĂ© Ă  l'Organisation mondiale du commerce, au Forum Ă©conomique mondial et au SĂ©nat italien.

Rebecca Christie — Senior fellow Ă  Bruegel, dont elle anime le podcast The Sound of Economics. SpĂ©cialiste des marchĂ©s de capitaux et de la stabilitĂ© financiĂšre, elle a Ă©tĂ© Ă©conomiste Ă  la Banque centrale europĂ©enne et journaliste Ă  Bloomberg News, au Wall Street Journal, Ă  Reuters et au Financial Times.

Anne-CĂ©lia Feutrie — Directrice exĂ©cutive de l'École d'affaires publiques de Sciences Po depuis 2023. Elle a auparavant dirigĂ© le campus parisien, le plus important des sept campus de l'Ă©tablissement, de 2020 Ă  2023.

JĂ©rĂŽme Filippini — Directeur de l'Institut national du service public (INSP) depuis janvier 2026. Magistrat Ă  la Cour des comptes, dont il a Ă©tĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ă  partir de 2013, il a Ă©tĂ© prĂ©fet du Lot, de l'Eure, de La RĂ©union et de la rĂ©gion Corse.

JĂ©rĂ©mie Gallon — Senior Managing Director chez McLarty Associates, oĂč il dirige la pratique Europe et Eurasie ainsi que le bureau de Bruxelles. Il a Ă©tĂ© conseiller politique principal de l'ambassadeur de l'Union europĂ©enne aux États-Unis de 2015 Ă  2017, puis directeur gĂ©nĂ©ral de l'AmCham France.

ChloĂ© Goupille — Directrice gĂ©nĂ©rale adjointe de l'Institut français du Maroc. Diplomate de carriĂšre, elle a Ă©tĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle organisĂ© par la France en fĂ©vrier 2025 et conseillĂšre Europe adjointe du prĂ©sident de la RĂ©publique de 2020 Ă  2023.

Benjamin Haddad — Ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l'Europe et des Affaires Ă©trangĂšres, chargĂ© de l'Europe, depuis septembre 2024. Il a Ă©tĂ© dĂ©putĂ© de Paris, 14e circonscription, de 2022 Ă  2024, et a dirigĂ© le centre Europe de l'Atlantic Council Ă  Washington.

Giedrimas Jeglinskas — Distinguished Fellow du Royal United Services Institute (RUSI), oĂč il travaille sur la sĂ©curitĂ© europĂ©enne, l'OTAN et les acquisitions de dĂ©fense. SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de l'OTAN de 2019 Ă  2022, il a prĂ©sidĂ© la commission de la sĂ©curitĂ© nationale et de la dĂ©fense du Seimas de 2024 Ă  2026.

Camino Mortera-Martinez — Non-resident associate fellow au Centre for European Reform, dont elle a dirigĂ© le bureau de Bruxelles. ConseillĂšre pour les affaires europĂ©ennes du premier ministre espagnol de 2024 Ă  2025, elle publie la newsletter « Out of Ixelles ».

Thu Nguyen — Codirectrice par intĂ©rim du Centre Jacques Delors de la Hertie School, oĂč elle dirige les travaux sur la rĂ©forme institutionnelle de l'Union, l'État de droit, la dĂ©mocratie et la gouvernance Ă©conomique. Elle a Ă©tĂ© nommĂ©e en 2023 au groupe d'experts franco-allemand sur la rĂ©forme institutionnelle.

Marina Petri — Directrice gĂ©nĂ©rale de l'École supĂ©rieure Sant'Anna de Pise. Elle a Ă©tĂ© coordinatrice au sein du bureau de la mission pour la facilitĂ© pour la reprise et la rĂ©silience auprĂšs de la PrĂ©sidence du Conseil des ministres italien, et est academic fellow Ă  l'universitĂ© Bocconi.

Justine Richard-Morin — Directrice des affaires europĂ©ennes de l'Afep, l'Association française des entreprises privĂ©es, et responsable de son bureau de Bruxelles, qu'elle a rejoint en 2008. Elle coordonne les positions europĂ©ennes de l'association, du marchĂ© unique et de la fiscalitĂ© au climat, au commerce et au gouvernement d'entreprise.

Ussal ƞahbaz — AssociĂ© gĂ©rant d'Ussal Consultancy, cabinet de conseil en stratĂ©gie prĂ©sent en Turquie et en AzerbaĂŻdjan, et associĂ© Ă  Istanbul de Moharram & Partners.

💰 Économie

Laurent - Cosmos Finance
Les patrons de l'IA commencent à avoir peur de leur propre création
Les dirigeants des plus grandes entreprises d'intelligence artificielle, dont Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk, appellent dĂ©sormais Ă  ralentir le dĂ©veloppement des modĂšles les plus puissants. Leur principale inquiĂ©tude porte sur l'Ă©mergence d'agents IA capables d'agir seuls sur Internet et sur le risque d'amĂ©lioration rĂ©cursive, oĂč une IA contribuerait elle-mĂȘme Ă  crĂ©er des systĂšmes encore plus performants. Ces dĂ©clarations ont eu un impact immĂ©diat sur les marchĂ©s financiers, avec un recul du Nasdaq 100 d'environ 1,3%, Nvidia perdant 3,5% et certains fabricants de semi-conducteurs chutant de plus de 5%. Certains observateurs tempĂšrent toutefois ces appels Ă  la prudence, soulignant que ces mĂȘmes entreprises continuent d'investir massivement dans le dĂ©veloppement de l'IA, et y voient un possible intĂ©rĂȘt stratĂ©gique : une rĂ©glementation stricte favoriserait les acteurs dĂ©jĂ  dominants. Dario Amodei propose notamment la mise en place d'observateurs indĂ©pendants pour surveiller les laboratoires dĂ©veloppant les systĂšmes les plus avancĂ©s. Le paradoxe reste entier : ceux qui ont le plus accĂ©lĂ©rĂ© la course Ă  l'IA sont aujourd'hui les premiers Ă  rĂ©clamer un coup de frein.

Les patrons qui accĂ©lĂšrent le plus vite dans l'intelligence artificielle commencent dĂ©sormais Ă  demander
 de lever le pied. Dario Amodei, le patron d'Anthropic, estime que le dĂ©veloppement des modĂšles les plus puissants devrait ĂȘtre ralenti et davantage encadrĂ©. Une position soutenue notamment par Elon Musk et Sam Altman, le patron d'OpenAI. La principale inquiĂ©tude concerne l'arrivĂ©e d'agents IA, capables non seulement de rĂ©pondre Ă  une question, mais aussi d'effectuer seuls une sĂ©rie d'actions sur Internet. Dario Amodei redoute notamment que, dans les prochains mois, des groupes d'agents deviennent suffisamment puissants pour rĂ©aliser des opĂ©rations extrĂȘmement complexes avec une supervision humaine limitĂ©e. Il s'inquiĂšte Ă©galement de l'« amĂ©lioration rĂ©cursive » : une IA capable de contribuer elle-mĂȘme au dĂ©veloppement de systĂšmes encore plus performants. En clair, le scĂ©nario redoutĂ© est celui d'une voiture qui apprendrait toute seule Ă  amĂ©liorer son moteur
 tout en accĂ©lĂ©rant. Ces inquiĂ©tudes ont commencĂ© Ă  contaminer les marchĂ©s financiers. AprĂšs les dĂ©clarations des dirigeants de l'IA, le Nasdaq 100 a perdu environ 1,3%, tandis que Nvidia reculait de 3,5%. Les fabricants de semi-conducteurs ont Ă©tĂ© encore plus touchĂ©s : Intel, Micron ou Sandisk ont perdu plus de 5%. Pourquoi ? Parce qu'un ralentissement de la course Ă  l'IA pourrait signifier moins de data centers, moins de puces achetĂ©es et donc moins de centaines de milliards investis dans les infrastructures. Mais les appels au calme provoquent aussi quelques sourires. Car Anthropic, OpenAI, xAI et leurs concurrents continuent eux-mĂȘmes d'investir des sommes gigantesques pour dĂ©velopper des modĂšles toujours plus puissants. Certains observateurs soupçonnent donc Ă©galement un intĂ©rĂȘt stratĂ©gique : plus la rĂ©glementation devient stricte, plus elle peut favoriser les entreprises dĂ©jĂ  leaders, capables d'absorber les coĂ»ts liĂ©s aux nouvelles rĂšgles. C'est un peu comme courir largement en tĂȘte d'un marathon puis proposer soudainement que tout le monde respecte une limitation de vitesse. Les inquiĂ©tudes ne sont toutefois pas uniquement thĂ©oriques. De rĂ©cents tests ont montrĂ© que certains agents peuvent contourner des restrictions ou chercher des solutions de maniĂšre inattendue lorsqu'on leur donne un objectif. Cela pose une question centrale : comment s'assurer qu'une IA respecte non seulement ce qu'on lui demande de faire, mais aussi tout ce qu'elle n'a pas le droit de faire ? Dario Amodei propose notamment la prĂ©sence d'observateurs indĂ©pendants capables de surveiller les laboratoires dĂ©veloppant les systĂšmes les plus avancĂ©s. Le dĂ©bat devient donc assez paradoxal. Pendant trois ans, la Silicon Valley expliquait qu'il fallait accĂ©lĂ©rer pour ne pas se faire dĂ©passer. Aujourd'hui, ceux qui sont arrivĂ©s devant commencent Ă  expliquer qu'il serait peut-ĂȘtre temps de freiner. Reste une petite question : qui acceptera d'appuyer sur la pĂ©dale en premier ?

đŸ’» Tech

JérÎme Marin / Cafétech
Ralentir l’IA, mission impossible ?
[ { "titre": "Ralentir le dĂ©veloppement de l'IA, mission impossible ?", "resume": "Sam Altman (OpenAI) et Dario Amodei (Anthropic) appellent Ă  ralentir le dĂ©veloppement de l'IA gĂ©nĂ©rative, malgrĂ© des milliards investis dans une course effrĂ©nĂ©e, ce qui soulĂšve des questions sur la sincĂ©ritĂ© de leur dĂ©marche. Des voix alarmistes se font entendre, notamment celle d'un ex-chercheur d'Anthropic affirmant que l'IA pourrait 'tous nous tuer d'ici la fin de la dĂ©cennie', un risque chiffrĂ© Ă  plus de 10% par le responsable sĂ©curitĂ© de l'entreprise. Amodei propose que les entreprises d'IA fassent auditer leurs modĂšles par des Ă©valuateurs indĂ©pendants, une initiative soutenue par Altman et mĂȘme Elon Musk, pourtant prompt Ă  lancer sa propre start-up d'IA aprĂšs avoir signĂ© un appel au moratoire

View this post on the web at https://cafetech.substack.com/p/ralentir-lia-mission-impossible L’abonnement de CafĂ©tech est officiellement lancĂ© Cependant, en raison d’un problĂšme avec Substack, environ la moitiĂ© des paiements n’ont pas pu ĂȘtre effectuĂ©s. Si vous vous ĂȘtes prĂ©inscrit mais que votre compte n’a pas Ă©tĂ© dĂ©bitĂ©, vous devez vous inscrire Ă  nouveau en cliquant sur le bouton ci-dessous. Un e-mail vous sera Ă©galement envoyĂ© dans la matinĂ©e. Ce contretemps est aussi une double bonne nouvelle pour ceux qui n’avaient pas souscrit Ă  temps. La newsletter du jour reste entiĂšrement gratuite et le tarif prĂ©fĂ©rentiel (7 euros par mois ou 59 euros par an, garanti tant que vous resterez abonnĂ©) est prolongĂ© de 24 heures. Si le lien ne fonctionne pas, rendez-vous sur cafetech.substack.com, connectez-vous Ă  l’aide de votre adresse e-mail, puis cliquez sur “Passer Ă  l’abonnement payant” Abonnez-vous de prĂ©fĂ©rence depuis un navigateur Internet. Sur l’application mobile de Substack, les prix sont plus Ă©levĂ©s pour rĂ©percuter les commissions prĂ©levĂ©es par Apple et Google. Vous ĂȘtes une entreprise ? Contactez-nous Ă  l’adresse admin@cafetech.fr pour souscrire Ă  un abonnement de groupe. Ralentir le dĂ©veloppement de l’IA, mission impossible ? Il y a quand mĂȘme un sacrĂ© paradoxe Ă  voir Sam Altman et Dario Amodei appeler, tour Ă  tour, Ă  ralentir le dĂ©veloppement effrĂ©nĂ© de l’intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative. Depuis des mois, leurs entreprises respectives, OpenAI et Anthropic, s’affrontent en effet Ă  coups de dizaines de milliards de dollars pour prendre l’ascendant, aussi bien sur la puissance de leurs modĂšles que sur leur dĂ©ploiement commercial. Elles s’étaient Ă©galement lancĂ©es dans une course de vitesse pour ĂȘtre les premiĂšres Ă  entrer en Bourse, afin de capter l’appĂ©tit des investisseurs de Wall Street et de dĂ©crocher une valorisation record. Difficile, d’ailleurs, de dire si leur dĂ©marche est vĂ©ritablement sincĂšre ou si elle relĂšve plutĂŽt d’une opĂ©ration de communication destinĂ©e Ă  ne pas apparaĂźtre totalement dĂ©connectĂ©s des inquiĂ©tudes grandissantes de l’opinion publique – Ă  l’image de l’annonce du report de l’introduction en Bourse d’OpenAI. Ces derniers mois, une sĂ©rie d’évĂ©nements ont ravivĂ© les inquiĂ©tudes de ceux qui tirent la sonnette d’alarme depuis trois ans, mais qui peinaient de plus en plus Ă  se faire entendre: des agents d’OpenAI qui s’allient pour pirater la bibliothĂšque de modĂšles Hugging Face, jusqu’à la dĂ©mission fracassante la semaine derniĂšre d’un chercheur d’Anthropic. “L’IA pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la dĂ©cennie” “Ne sous-estimez pas le pouvoir de cette technologie. Les gens qui construisent l’IA croient sincĂšrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la dĂ©cennie”, avait alors assurĂ© Jacob Coxon, arrivĂ© chez le concepteur de Claude en mai, aprĂšs trois annĂ©es passĂ©es chez celui de ChatGPT. Un sentiment partagĂ© par Evan Hubinger, le responsable de la sĂ©curitĂ© d’Anthropic, qui chiffre ce risque Ă  plus de 10%. InterrogĂ© par CNN, Dario Amodei a estimĂ© que la probabilitĂ© pourrait ĂȘtre “bien supĂ©rieure” si l’industrie prenait les “mauvais chemins”. L’an passĂ©, il avait Ă©voquĂ© un risque de 25% que les “choses se passent vraiment mal”. Ces messages ont trouvĂ© un Ă©cho sans prĂ©cĂ©dent. Probablement en raison des rĂ©centes dĂ©monstrations des capacitĂ©s autonomes des agents d’OpenAI. Samedi, Dario Amodei s’est dit favorable Ă  un ralentissement du rythme des progrĂšs et a proposĂ© que les entreprises d’IA de pointe s’engagent Ă  faire auditer leurs modĂšles par des Ă©valuateurs indĂ©pendants bĂ©nĂ©ficiant d’un accĂšs Ă©tendu Ă  leurs systĂšmes. Une proposition aussitĂŽt approuvĂ©e par Sam Altman. Mais aussi par Elon Musk, qui avait signĂ© dĂ©but 2023 un appel Ă  instaurer un moratoire de six mois
 avant de lancer sa propre start-up d’IA [ https://substack.com/redirect/bf90501d-b030-4ab3-80a7-074802f1af0f?j=eyJ1IjoiODZtZHc4In0.90GC0A0ErF8x40p78mrmttgDq2jszH6obAJ73YWGN1o ] moins d’un mois plus tard. Une entente possible ? Cet Ă©pisode illustre parfaitement les limites de ces appels. Sans coordination entre tous les acteurs du secteur, aussi bien amĂ©ricains que chinois – et, dans une moindre mesure, europĂ©ens –, ceux-ci resteront lettre morte. Si Anthropic n’hĂ©site pas Ă  reconnaĂźtre les risques posĂ©s par l’IA, en publiant notamment des recherches Ă  ce sujet, ses actions ne sont au final pas trĂšs diffĂ©rentes de celles de ses rivaux. “Ils ont bien compris les enjeux, mais ils sont enfermĂ©s dans une course pour ĂȘtre les premiers”, explique Jacob Coxon, soulignant qu’ils “pensent que personne d’autre n’agira de façon responsable”. Selon la presse amĂ©ricaine, des dirigeants d’OpenAI, d’Anthropic et de Google ont dĂ©jĂ  discutĂ© cet Ă©tĂ© de la crĂ©ation d’un organisme de supervision indĂ©pendant, chargĂ© de faire appliquer des rĂšgles de bonne conduite. Mais Meta serait opposĂ© Ă  une telle initiative, ce qui rend dĂ©jĂ  son avenir incertain. En admettant que les principaux acteurs amĂ©ricains se mettent d’a

JérÎme Marin / Cafétech
DerniÚre chance pour profiter du tarif de lancement de Cafétech
[{"titre":"Ouverture des prĂ©inscriptions au tarif de lancement de CafĂ©tech","resume":"CafĂ©tech annonce qu’à partir du 15 septembre, l’édition quotidienne deviendra payante. Les lecteurs peuvent encore profiter jusqu’à aujourd’hui 20 heures du tarif de lancement, fixĂ© Ă  59 euros par an ou 6,99 euros par mois. Ce prix restera garanti tant que l’abonnement est conservĂ©. Aucun prĂ©lĂšvement ne sera effectuĂ© avant le 15 septembre. L’offre vise Ă  permettre aux premiers soutiens de rejoindre le projet avant le passage au modĂšle payant.","texte_original":"Il y a quelques jours, je vous annonçais une nouvelle Ă©tape pour CafĂ©tech: Ă  partir du 15 septembre, l’édition quotidienne devient payante. Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  nombreux Ă  avoir choisi de me soutenir. Merci beaucoup pour votre confiance. Pour ceux qui hĂ©

Bonjour Ă  tous, Il y a quelques jours, je vous annonçais une nouvelle Ă©tape pour CafĂ©tech: Ă  partir du 15 septembre, l’édition quotidienne devient payante. Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  nombreux Ă  avoir choisi de me soutenir. Merci beaucoup pour votre confiance. Pour ceux qui hĂ©sitent encore, les prĂ©inscriptions restent ouvertes jusqu’à aujourd’hui 20 heures. C’est donc la toute derniĂšre chance de bĂ©nĂ©ficier du tarif prĂ©fĂ©rentiel de 59 euros par an, ou 6,99 euros par mois, garanti tant que vous restez abonnĂ©. Aucun prĂ©lĂšvement ne sera effectuĂ© avant le 15 septembre. Si le lien ne fonctionne pas, rendez-vous sur cafetech.substack.com, connectez-vous Ă  l’aide de votre adresse e-mail, puis cliquez sur “Apportez votre soutien” Abonnez-vous de prĂ©fĂ©rence depuis un navigateur Internet. Depuis l’application mobile de Substack, les prix y sont plus Ă©levĂ©s pour rĂ©percuter les commissions prĂ©levĂ©es par Apple et Google. Vous ĂȘtes une entreprise ? Contactez-nous Ă  l’adresse admin@cafetech.fr pour souscrire Ă  un abonnement de groupe. Ce qui vous attend La newsletter quotidienne, du lundi au jeudi Ă  7h30, avec toujours la mĂȘme ambition: dĂ©crypter l’actualitĂ© tech et vous aider Ă  comprendre ce qui se joue derriĂšre les annonces. L’édition French Tech, chaque vendredi matin, consacrĂ©e aux startups, entrepreneurs, investisseurs et tendances de l’écosystĂšme français. Une nouvelle Ă©mission vidĂ©o, chaque semaine, pour revenir de maniĂšre plus informelle sur les principales actualitĂ©s et rĂ©pondre Ă  vos questions. L’objectif de ce nouveau modĂšle est simple: pĂ©renniser le projet et me permettre d’y consacrer davantage de temps pour publier plus rĂ©guliĂšrement et dĂ©velopper de nouveaux formats. Si le lien ne fonctionne pas, rendez-vous sur cafetech.substack.com, connectez-vous Ă  l’aide de votre adresse e-mail, puis cliquez sur “Apportez votre soutien” Abonnez-vous de prĂ©fĂ©rence depuis un navigateur Internet. Depuis l’application mobile de Substack, les prix y sont plus Ă©levĂ©s pour rĂ©percuter les commissions prĂ©levĂ©es par Apple et Google. Vous ĂȘtes une entreprise ? Contactez-nous Ă  l’adresse admin@cafetech.fr pour souscrire Ă  un abonnement de groupe. Si vous souhaitez rejoindre les premiers abonnĂ©s, c’est le moment. Merci encore pour votre fidĂ©litĂ© et votre soutien. À demain pour une nouvelle Ă©dition de CafĂ©tech, JĂ©rĂŽme