đź“° News du 11/09/2026

🗞️ Actualité

HugoDécrypte
Trump veut offrir 5 000$ à chaque Américain pour les élections de mi-mandat
Donald Trump a annoncé vouloir offrir 5 000 dollars à chaque adulte américain si les Républicains remportent les prochaines élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre prochain. Ces élections, qui se tiennent tous les 4 ans à mi-parcours du mandat présidentiel, verront les Américains élire tous les membres de la Chambre des représentants ainsi qu'un tiers du Sénat. Actuellement, Trump et les Républicains contrôlent la présidence et la majorité dans les deux chambres du Congrès, mais une défaite pourrait bloquer une grande partie de leur programme. Pour éviter ce scénario, Trump mène une campagne hors norme, allant jusqu'à demander aux électeurs de voter pour son camp comme s'il figurait lui-même sur le bulletin, transformant ces élections en quasi-référendum sur sa présidence.

🔍 Décryptage : Trump veut offrir 5 000$ à chaque Américain ? Les faits Alors que son parti semble en grande difficulté, Donald Trump a annoncé qu'il comptait offrir 5 000 $ à chaque adulte américain si son camp, les Républicains, remporte les prochaines élections de mi-mandat. Les midterms, ou élections de mi-mandat, auront lieu le 3 novembre prochain. Elles se déroulent tous les 4 ans, à mi-parcours de chaque mandat présidentiel. Les Américains vont notamment élire tous les membres de la Chambre des représentants, l'équivalent de l'Assemblée nationale en France, ainsi qu'un tiers du Sénat, comme le rappelle Courrier International . ➡️ Aujourd'hui, Donald Trump et son camp contrôlent la présidence et la majorité des sièges dans les deux chambres du Congrès. Mais s'ils perdent cette majorité, l'adoption de certaines mesures de leur programme pourrait être fortement compliquée, voire bloquée. Trump veut donc à tout prix éviter ce scénario et mène une campagne hors norme pour inciter les Américains à voter pour son camp. Il demande même aux électeurs de voter comme s'il figurait lui-même sur le bulletin, transformant presque ces élections en référendum pour ou contre sa présidence, comme le rapporte TF1 . 💰 Et c'est dans cette stratégie qu'il a aussi promis, ce mercredi, d'offrir 5 000 $ à chaque adulte américain si les Républicains remportent les midterms.

💰 Économie

Laurent - Cosmos Finance
La France fait du surplace économique
L'économie française affiche une croissance quasi nulle, avec seulement 0,4% prévu en 2026 selon l'Insee, soit trois fois moins vite que la zone euro. Plusieurs facteurs pèsent simultanément : canicules estivales, ralentissement des travaux publics, dégradation du marché de l'emploi et hausse des prix de l'énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, poussant l'inflation vers 2,9% en décembre. Le pouvoir d'achat des ménages devrait reculer de 0,4% cette année, avec des revenus réels qui pourraient diminuer pour la première fois depuis 1993 hors crise sanitaire, ce qui rend les Français plus prudents dans leur consommation. Du côté des entreprises, la faible demande, les taux d'intérêt élevés et l'incertitude politique avant la présidentielle de 2027 freinent l'investissement, attendu en recul de 0,3%. Cette situation fragilise également les comptes publics, rendant l'objectif d'un déficit à 5% du PIB encore plus difficile à tenir, car moins de croissance signifie mécaniquement moins de recettes fiscales.

La France évite la récession, mais ce n'est pas franchement la fête non plus. L'Insee ne prévoit désormais plus que 0,4% de croissance en 2026, contre encore 0,7% attendu en juin. Et surtout, l'économie française progresserait environ 3 fois moins vite que celle de la zone euro (!). Le problème, c'est que presque tous les moteurs tournent au ralenti. Le PIB a reculé de 0,2% au premier trimestre, puis a stagné au deuxième. Pour la suite, l'Insee anticipe seulement +0,1% au troisième trimestre puis +0,2% au quatrième. Plusieurs facteurs expliquent ce coup de frein. Les canicules de l'été pourraient retirer environ 0,1 point de croissance, les travaux publics ralentissent fortement après les élections municipales et le marché de l'emploi se dégrade. À cela s'ajoute la hausse des prix de l'énergie liée aux tensions au Moyen-Orient. L'inflation devrait ainsi continuer à accélérer pour atteindre environ 2,9% en décembre. Et cela commence directement à toucher le portefeuille des ménages. Selon l'Insee, le pouvoir d'achat devrait reculer de 0,4% cette année, et même de 0,7% par unité de consommation. Les revenus du travail corrigés de l'inflation pourraient même diminuer pour la première fois depuis 1993, hors crise sanitaire. Quand les prix montent plus vite que les salaires, le salaire sur la fiche de paie ne baisse pas forcément… mais ce qu'il permet d'acheter, oui. Les Français deviennent donc plus prudents. La consommation ne progresserait que de 0,3% en 2026. Les ménages continueraient parallèlement à puiser dans leur épargne : leur taux d'épargne pourrait passer de 17,7% fin 2025 à environ 17% fin 2026. Les entreprises ne sont pas beaucoup plus enthousiastes. Avec une demande faible, des taux d'intérêt plus élevés et une incertitude politique avant la présidentielle de 2027, leur investissement devrait reculer d'environ 0,3% cette année. Et tout cela complique sérieusement les comptes publics. Bercy pourrait revoir sa propre prévision de croissance autour de 0,5% ou 0,6%, ce qui rend l'objectif d'un déficit public de 5% du PIB encore plus difficile à atteindre. Car moins de croissance signifie généralement moins de recettes fiscales, alors que les dépenses continuent, elles, d'arriver parfaitement à l'heure. Au fond, l'économie française n'est pas en crise brutale. Elle est surtout coincée dans une croissance presque immobile, avec moins d'emplois, moins de pouvoir d'achat et moins d'investissement. La France évite donc la panne sèche. Mais pour l'instant, le voyant moteur reste allumé.

đź’» Tech

Jérôme Marin / Cafétech
Mistral, au-delĂ  du storytelling
[ { "titre": "Mistral AI : au-delà du storytelling, la réalité d'un déclassement progressif", "resume": "Mistral AI vient de boucler une levée de fonds record de trois milliards d'euros en Europe, portant sa valorisation à 21 milliards d'euros. Pourtant, derrière le récit glorieux entretenu par la French Tech et les pouvoirs publics, la réalité est bien plus nuancée : la start-up, qui ambitionnait en 2023 de rivaliser avec les géants américains de l'IA, a progressivement renoncé à ses prétentions de modèle 'frontière'. Son retard technologique s'est creusé face aux acteurs américains comme OpenAI, mais aussi face aux spécialistes chinois comme DeepSeek ou Alibaba, et sa part de marché chez les développeurs a chuté de 6% à 2% en un an. Sur le plan financier, l'écart avec ses concu

View this post on the web at https://cafetech.substack.com/p/mistral-au-dela-du-storytelling Bonjour, Pour cette deuxième édition de l’édition French Tech (les précédentes éditions sont à retrouver ici [ https://substack.com/redirect/61219917-b77d-4be3-bc4c-a01413bd4523?j=eyJ1IjoiODZtZHc4In0.90GC0A0ErF8x40p78mrmttgDq2jszH6obAJ73YWGN1o ]), je vous propose d’aller bien au-delà du storytelling autour de Mistral. Si vous souhaitez nous permettre de continuer à proposer ce regard indépendant, soutenez Cafétech en vous préinscrivant dès maintenant à notre nouvelle offre payante. Et bénéficierez d’un tarif préférentiel. Précision importante: ne vous abonnez pas depuis l’application mobile de Substack, car les prix y sont plus élevés pour répercuter les commissions prélevées par Apple et Google. Si le lien ne fonctionne pas, rendez-vous sur cafetech.substack.com, connectez-vous à l’aide de votre adresse e-mail, puis cliquez sur “Apportez votre soutien” Vous êtes une entreprise ? Contactez-nous à l’adresse admin@cafetech.fr pour souscrire à un abonnement de groupe. Il y a le récit qu’aime raconter la French Tech d’un côté, et la réalité de l’autre. Rien ne l’illustre mieux que la levée de fonds de trois milliards d’euros – un record en Europe – officialisée mardi par Mistral AI. D’un côté, le mythe soigneusement entretenu d’une start-up tricolore qui, portée par le talent de ses ingénieurs, s’est imposée en alternative, si ce n’est en rivale des géants américains de l’intelligence artificielle générative. De l’autre, ce qu’elle est réellement devenue, trois ans après ses débuts, entre renoncements successifs et déclassement progressif. Le Mistral de septembre 2026 est bien différent de celui qui a émergé en avril 2023, cinq mois après les débuts spectaculaires de ChatGPT. Par sa taille, bien sûr – la société compte plus de 1.000 employés et vient d’emménager dans de nouveaux bureaux parisiens. Par son statut, également, désormais celui de dernier espoir européen dans l’IA. Mais surtout par ses ambitions, après avoir réalisé où se trouvait sa place – et sa valeur – sur le grand échiquier mondial, prise en étau entre la puissance financière considérable des groupes américains et les avancées technologiques fulgurantes des spécialistes chinois. Des débuts prometteurs À ses débuts, Mistral ambitionne de “créer une alternative crédible à l’oligopole émergent” composé des quelques groupes de la Silicon Valley. La société mise alors sur l’open source, à contre-courant du marché, avec l’ambition de “réduire l’écart de performance”. Les débuts apparaissent prometteurs. Son premier modèle, baptisé 7B et sorti en septembre 2023, affiche de meilleures performances que Llama 2 de Meta, alors considéré comme le modèle ouvert le plus avancé. Cinq mois plus tard, avec Mistral Large, la société assure faire presque aussi bien que GPT-4, la référence du secteur. Et mieux que Gemini de Google et Claude d’Anthropic. Elle signe aussi un partenariat avec Microsoft, qui entre à son capital, y voyant un moyen de réduire sa dépendance à OpenAI. Sur un secteur en plein essor, qui commence à prendre conscience de la révolution que constitue l’IA générative, la machine Mistral est alors lancée à pleine vitesse. Les investisseurs affluent et les levées de fonds s’enchaînent: 105 millions d’euros en juin 2023, 385 millions en décembre de la même année, 468 millions six mois plus tard, puis 1,7 milliard en septembre 2025. Et sa valorisation s’envole: 240 millions d’euros, 1,7 milliard, 5,8 milliards, 11,7 milliards et désormais 21 milliards. Son patron Arthur Mensch est alors de tous les grands événements, célébré sur la scène de VivaTech [ https://substack.com/redirect/9ad62911-4032-4a4b-bdd4-699039bcec1b?j=eyJ1IjoiODZtZHc4In0.90GC0A0ErF8x40p78mrmttgDq2jszH6obAJ73YWGN1o ] aux côtés d’Emmanuel Macron et de Jensen Huang, présenté en héros national lors du sommet de l’IA organisé en France. [ https://substack.com/redirect/62e83165-8b10-4f01-aec3-416589044140?j=eyJ1IjoiODZtZHc4In0.90GC0A0ErF8x40p78mrmttgDq2jszH6obAJ73YWGN1o ] L’entreprise devient presque une grande cause nationale. Transformé en VRP de luxe, le président de la République invite tous les Français à installer Le Chat, son chatbot rival de ChatGPT. Et il n’hésite pas à décrocher son téléphone pour pousser les grandes entreprises française à travailler avec elle. Même chose pour Nicolas Dufourcq, le directeur de Bpifrance, qui exhorte “tout le monde” à la soutenir. L’écart n’a cessé de se creuser Trois ans après la sortie de son premier modèle, les promesses de Mistral apparaissent bien lointaines. La start-up ne prétend même plus rivaliser avec les géants américains. Pour le lancement du modèle Large 3, fin 2025, elle s’est contentée d’en comparer les performances avec les solutions open source chinoises. Et pour cause: le retard technologique ne s’est pas réduit, il n’a cessé de se creuser. Sur la plateforme Artificial Analysis, son premier modèle pointe au-delà de la

Jérôme Marin / Cafétech
Cafétech devient payant : présentation du nouveau modèle et de ses offres
À partir du 15 septembre, la newsletter quotidienne Cafétech passe à un modèle payant, avec un tarif de lancement fixé à 59 euros par an ou 6,99 euros par mois. Les préinscriptions sont ouvertes jusqu'à cette date, sans prélèvement avant l'échéance. Ce nouveau modèle vise à pérenniser le projet et à permettre à Jérôme Marin d'y consacrer davantage de temps. Les abonnés bénéficieront de la newsletter quotidienne du lundi au jeudi, d'une édition French Tech chaque vendredi dédiée à l'écosystème startup français, ainsi que d'une nouvelle émission vidéo hebdomadaire. Des abonnements de groupe sont également disponibles pour les entreprises via admin@cafetech.fr.

Il y a quelques jours, je vous annonçais une nouvelle étape pour Cafétech: à partir du 15 septembre, l'édition quotidienne devient payante. Vous êtes déjà nombreux à avoir choisi de me soutenir. Merci beaucoup pour votre confiance. Pour ceux qui hésitent encore, les préinscriptions restent ouvertes jusqu'au 15 septembre. L'occasion de bénéficier du tarif préférentiel de 59 euros par an, ou 6,99 euros par mois, garanti tant que vous restez abonné. Aucun prélèvement ne sera effectué avant le 15 septembre. Ce qui vous attend La newsletter quotidienne, du lundi au jeudi à 7h30, avec toujours la même ambition : décrypter l'actualité tech et vous aider à comprendre ce qui se joue derrière les annonces. L'édition French Tech, chaque vendredi matin, consacrée aux startups, entrepreneurs, investisseurs et tendances de l'écosystème français. Une nouvelle émission vidéo, chaque semaine, pour revenir de manière plus informelle sur les principales actualités et répondre à vos questions. L'objectif de ce nouveau modèle est simple: pérenniser le projet et me permettre d'y consacrer davantage de temps pour publier plus régulièrement et développer de nouveaux formats.

🎭 Loisirs

Karine It Paris
Tyrannie de la majorité
[ { "titre": "Tyrannie de la majorité", "resume": "Alexis de Tocqueville décrivait au XIXe siècle la « tyrannie de la majorité » comme un mécanisme par lequel l'opinion dominante étouffe toute dissidence. La newsletter illustre ce phénomène à travers plusieurs exemples contemporains : une rédaction menaçant de faire grève contre l'arrivée d'un journaliste aux opinions différentes, un candidat de gauche chahuté par ses propres militants, un nageur insulté pour avoir voulu rester discret sur la présidentielle, ou encore des Français juifs sommés de s'exprimer sur un conflit qui ne les représente pas. L'autrice souligne que cette pression de l'opinion majoritaire réduit au silence les voix minoritaires, fragilisant ainsi les fondements mêmes de la démocratie. Elle rappelle la leçon

De la démocratie, du design, des vapeurs ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌

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De la démocratie, du design, des vapeurs

Décrite par Alexis de Tocqueville au XIXe siècle, alors qu’il séjourne aux États-Unis et analyse la jeune démocratie américaine, la « tyrannie de la majorité » désigne un mécanisme par lequel l’opinion du plus grand nombre finit par s’imposer aux autres, jusqu’à étouffer toute forme de dissidence. Une faiblesse que la démocratie peut entraîner malgré elle : la pression de l’opinion majoritaire réduisant au silence les voix minoritaires, qui ne sont plus considérées, voire décriées ou mises sous silence.

Lorsqu’une rédaction menace de faire grève en réaction à l’arrivée d’un journaliste aux opinions différentes — certainement discutables — plutôt que de combattre ses idées dans le cadre de débats constructifs…

Lorsque, lors d’une manifestation citoyenne, un candidat de gauche se fait chahuter au prétexte qu’il ne serait justement “pas de gauche”, qu’il ferait “honte à la gauche”, et devrait se retirer…

Lorsqu’un champion de natation se prend une nuée d’insultes pour avoir simplement dit qu’il souhaitait rester discret sur les enjeux de la future élection présidentielle…

Lorsqu’on demande quasi systématiquement aux Français(es) de confession juive de s’exprimer, au seul motif de leur religion ou de leurs origines, sur un conflit dont ils ne sont ni les porte-parole ni les protagonistes…

L’opinion supposée faire consensus s’impose.

Un “état social” comme le décrivait Tocqueville, qui ne peut être maîtrisé que par l’équilibre des pouvoirs, l’éducation et surtout la pluralité et la liberté de la presse, “seule compensation de la démocratie”. C’est bien la diversité des opinions, fût-elle dérangeante, qui fait l’essence même d’une démocratie.

C’est dans les vieux moules…

Elie Fazel et Samuel Perhirin sont deux jeunes designers, et pourtant, c’est le design insolent et irrévérencieux des années 90 qui les a séduits. En décidant de reprendre Ardi, ancienne maison d’édition d’objets en aluminium, ils n’ont pas fait un choix passéiste, bien au contraire. Leur ambition est de créer un pont entre la jeune création d’hier et celle d’aujourd’hui. Car dans les tiroirs d’Ardi dorment encore des pièces à réveiller, mais aussi de nombreux projets de collaboration avec des designers contemporains. Des créateurs attirés par cet esprit libre et “un peu punk” d’une époque où le design s’affranchissait des codes de l’utile pour prendre pleinement sa place dans nos intérieurs.

Du 16 au 19 septembre, Ardi s’installe à la galerie Anne-Julien, au 14 rue de Seine à Paris. Un petit espace discret qui a passionnément accompagné et soutenu les œuvres de Jean Cocteau. Une continuité évidente pour Samuel et Elie qui présenteront sept objets conçus par des designers devenus depuis célèbres : Kristian Gavoille, Ronan Bouroullec, Éric Jourdan et Pucci de Rossi.

Coulées, moulées, façonnées à la main dans les Yvelines, ces pièces racontent à leur manière la liberté créative d’une époque : des objets qui assument leur présence, leur caractère et leur part d’impertinence.

« J'ai été heureux que l'esprit innovant et libre qui nous habitait alors séduise de jeunes créateurs contemporains. Dans nos sociétés si normées, si uniformes, il est bon que le vintage revienne sur le devant de la scène et avec lui ses objets décalés. » Conversation avec Kristian Gavoille, architecte, designer, ancien directeur artistique d’Ardi.

Refonte Galerie Anne Julien - 14 rue de Seine 75006 Paris Du 16 au 19 septembre 2026 ardi.editions

Délices cantonais

A force d’arpenter les quartiers gourmands de l’est parisien, j’en oublie de regarder juste derrière les roues de mon vélo. Je ne m’étais donc jamais arrêtée chez Feel Ling de la cheffe Sophie Ya, d’origine cantonaise, qui pratique parfaitement la technique du Wok Hei, littéralement le souffle du feu. Non contente de régaler les affamés du bureau et les égarés, dans sa cantine rue Lauriston, elle a repris il y a quelques mois, une teinturerie rue Freycinet pour la transformer en établissement monochrome, couleur feu. Et, si ce n’était pour la clientèle plutôt bien coiffée, à tendance gris perle, on pourrait se croire dans un repaire du 11e. Des plats classiques, auxquels la cuisson au feu confère chaleur et fumet très réussis. Et surtout des vapeurs et des baos faits maison. Cheung Fun aux crevettes (rouleaux croustillants enveloppés d’une pâte de riz vapeur), Sui Mai (bouchées vapeur au poulet et shiitake), incontournables Ha Gao aux crevettes, Bao doré au poulet et gingembre, lo Ba Gao (gâteau de radis daikon grillés)… En dessert, coup de cœur pour le bao sucré à la crème pâtissière. Et puis si on manque de vestes Carhartt et de petits foulards vintage, on pourra toujours venir avec.

Feel Ling la Table 26 rue Freycine