🔍 Décryptage : Netanyahu aurait été averti de l'attaque du 7 octobre 2023 plusieurs jours en avance
Les faits
⏳ Le 7 octobre 2023, le Hamas, au pouvoir à Gaza, a mené une attaque massive en Israël. Plusieurs de ses membres ont quitté la bande de Gaza et tué 1 221 personnes en Israël, selon un bilan de l'AFP basé sur des chiffres officiels israéliens. Environ 250 personnes avaient aussi été prises en otages, 168 ont été libérées et plus de 80 ont été tuées ou sont mortes en captivité. Suite à cela, beaucoup se sont demandé s'il n'y avait pas eu une faille massive des autorités israéliennes. Une enquête publiée mardi par le quotidien israélien Haaretz, dans le cadre d'un livre à paraître, apporte de nouveaux éléments. Les journalistes affirment que Benjamin Netanyahu aurait été prévenu d'une attaque imminente.
🚨 Selon l'enquête, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, le président des Émirats arabes unis, aurait été averti à l'avance par des sources palestiniennes que le Hamas comptait attaquer Israël. Il aurait alors personnellement appelé Benjamin Netanyahu, une dizaine de jours avant le 7 octobre, pour l'en informer. Selon un conseiller émirati présent, l'appel aurait duré 45 minutes et le président des Émirats aurait insisté sur la nécessité de se préparer.
Dimanche, l'AfD a remporté l'élection régionale de Saxe-Anhalt avec 43,9 % des voix (France Info), plus du double de 2021 et le meilleur score jamais obtenu par un parti d'extrême droite en Allemagne depuis 1945. L'AfD loupe de peu la majorité absolue, mais elle tient désormais les clés d'un Land pour la première fois, à condition qu'un allié accepte de faire sauter le cordon sanitaire qui l'isole depuis treize ans. En Italie et en Espagne, Salvini et Abascal applaudissent déjà "une autre Europe possible". En France, le silence gêné vaut tous les aveux.
Clap de fin pour le ZEvent, le célèbre téléthon de Twitch, qui, pour sa 10ème et dernière édition, a explosé les compteurs en récoltant quasiment 33 millions d'euros en 4 jours (Huff Post). Au total, ce sont 280 streamers qui se sont relayés pour faire monter les enchères et ça a payé. 22 associations, dont la Ligue contre le cancer, Action contre la faim, Amnesty International ou le Secours populaire auront du pain et de la chaleur pour l'hiver et un budget supplémentaire pour la recherche (GG la team). Le Téléthon version boomer devrait peut-être s'en inspirer, lui qui peine chaque année à faire vibrer une audience en berne. Merci Internet, on te pardonne (presque) tout le reste.
Ça a bossé dur sur internet cet été chez SocialRama qui nous livre pour la rentrée sa nouvelle courbe de la hype. Côté hype : le festival belge des Ardentes, qui a réussi son pari de mêler artistes et streamers sur scène malgré le boycott sec de Booba, et le média LEGEND de Guillaume Pley, valorisé 72 millions d'euros après une cession de parts en mai. Côté déhype : les influenceurs, de plus en plus pointés du doigt pour leur déconnexion du réel (canicule ignorée, taxis en pleine crise climatique), et LEGEND, oui encore, qui a alimenté de ses scandales les colonnes du Monde et des Inrocks. Cinq minutes de lecture pour une plongée express dans la Creator Economy.
Avez-vous remarqué que depuis que votre boîte est sur Claude, vous vous êtes tous mis au jardinage ? Ah non, pas vous ? C'est le paradoxe de Jevons. La clé. La productivité qui monte ne donne pas plus de temps libre, elle donne plus de production. On a plus de moyens, donc on fait plus. Pourtant. Elon Musk promettait une ère d'abondance où le travail serait "comme le jardinage" : sympa si ça vous amuse, pas nécessaire pour manger à votre faim. C'est l'inverse. William Stanley Jevons pose le problème en 1865, dans The Coal Question. Les gains
L'AfD a atteint un score historique dimanche dernier lors des élections en Saxe-Anhalt et est plus que jamais aux portes du pouvoir, même si le parti d'extrême-droite ne dispose pas d'une majorité en sièges. Quelles perspectives pour cette région ? Quel effet aura ce scrutin pour les deux autres élections à venir le 20 septembre à Berlin et dans le Mecklembourg ? Quelles conséquences a cette poussée de l'AfD pour la politique nationale et la coalition du chancelier Merz? Pascal Thibaut et Hélène Kohl répondent à toutes vos questions la semaine prochaine. N'attendez pas pour vous inscrire ! La participation à cette discussion est gratuite pour les abonnés payants de cette newsletter. Merci de m'informer de votre participation pour recevoir le lien ( pascal.thibaut@rfi.fr ) Les autres personnes peuvent participer pour la somme de huit Euros. Après notre Pausenbrot en juillet, rejoignez-nous pour un décryptage en direct... le temps d'un « actuapéro » ! ​Au programme : ​L'analyse à chaud du scrutin du 6 septembre en Saxe-Anhalt. • Effet domino ? Ce que ce résultat réserve pour les élections à venir au Mecklembourg et à Berlin le 20 septembre. • Quelles répercussions directes sur les équilibres à Berlin ? • Et bien sûr, tout ça dans le dialogue pour répondre à toutes vos questions. ​Attrapez votre boisson préférée, installez-vous confortablement et rejoignez la discussion. On vous attend au Späti ! ​Les régionales de septembre en Allemagne : analyse avec Hélène Kohl (le Podkast) et Pascal Thibaut (Lettre d'Allemagne) ​Le lien pour la visioconférence vous sera envoyé après votre inscription et votre règlement.
L'Europe veut clairement éviter de regarder SpaceX décoller depuis le bord de la piste. Lors du premier Sommet international sur l'espace organisé à Paris, 51 opérations représentant près de 20 milliards d'euros ont été annoncées, entre contrats, investissements et grands projets européens. Dans le détail, environ 5 milliards d'euros correspondent à de nouveaux contrats et investissements privés ou industriels. Le reste, soit 15,7 milliards d'euros, concerne principalement IRIS², la future constellation européenne de satellites sécurisés. L'objectif est assez simple : permettre à l'Europe de disposer de ses propres infrastructures de communication pour les gouvernements, les entreprises, la défense ou encore la gestion de crises. Une sorte de Starlink européen, avec probablement un peu plus de réunions à Bruxelles avant chaque lancement. Parmi les grands gagnants du sommet, on retrouve surtout Ariane 6. Amazon Leo, la constellation de satellites du groupe fondé par Jeff Bezos, a commandé six lancements supplémentaires à Arianespace, portant le total prévu à 24 missions. La constellation compte actuellement un peu moins de 400 satellites en orbite, mais Amazon prévoit à terme d'en déployer plus de 3 200. Eutelsat a également réservé deux lancements pour renouveler sa constellation OneWeb, tandis qu'Airbus Defence and Space doit commencer à produire 229 nouveaux satellites, première étape d'un programme pouvant en compter jusqu'à 669. Et le spatial européen ne se limite plus aux grands groupes historiques. MaiaSpace, qui développe un lanceur réutilisable européen, a signé son premier contrat international avec une entreprise japonaise. Des sociétés françaises comme Exotrail, Hemeria, Safran Space ou RIDE! ont également annoncé de nouveaux contrats. Cela montre surtout à quel point le secteur spatial a changé. On ne parle plus simplement d'envoyer quelques satellites météo en orbite. Les nouvelles infrastructures servent désormais aux télécommunications, à la défense, à l'observation de la Terre, à la gestion des incendies ou même à l'agriculture. Le projet IRIS² illustre particulièrement cette évolution. Il prévoit notamment environ 330 satellites en orbite basse afin de fournir une connectivité sécurisée aux États européens. L'objectif est aussi stratégique : réduire la dépendance de l'Europe envers les infrastructures américaines. Et ce n'est pas anodin dans un secteur où SpaceX possède aujourd'hui une avance gigantesque avec Starlink. Le sommet s'est d'ailleurs déroulé sans SpaceX ni Blue Origin, absents de l'événement. Pour mesurer l'écart, quelques chiffres donnent quand même un peu le vertige. En 2025, SpaceX a réalisé 165 lancements de Falcon 9, soit à elle seule environ un lancement orbital mondial sur deux. Dans le même temps, l'Europe entière n'en a réalisé que huit. Autrement dit, SpaceX lançait une Falcon 9 en moyenne tous les deux jours, quand l'Europe en lançait moins d'une par mois. Et en termes de quantité envoyée dans l'espace, l'écart est encore plus impressionnant. SpaceX affirme avoir placé plus de 80% de toute la masse mise en orbite dans le monde chaque année depuis 2023. Rien qu'en 2025, l'entreprise a envoyé environ 2 200 tonnes de matériel en orbite. À cela s'ajoute évidemment Starlink. Fin mars 2026, SpaceX comptait environ 9 600 satellites Starlink, soit près de 75% de tous les satellites actifs et manœuvrables autour de la Terre. À côté, les quelque 330 satellites prévus pour IRIS² donnent une idée du chemin qu'il reste à parcourir à l'Europe. Bref, l'Europe ne cherche pas vraiment à dépasser SpaceX demain matin. L'objectif est surtout de commencer à réduire une dépendance devenue énorme dans un secteur désormais aussi stratégique que les télécoms, l'énergie ou la défense.
Avec son smartphone pliant, Apple s'attaque à un marché qui peine à décoller
Sept ans après Samsung, Apple se lance à son tour sur le marché des smartphones pliants. Mercredi, le groupe à la pomme a dévoilé l'iPhone Duo, le premier modèle de la marque à la pomme à se plier en deux. "Pour un appareil qui occupe une place aussi centrale dans votre vie, un écran plus grand ouvre la voie à de nouvelles possibilités", souligne John Ternus, qui présentait son premier événement à peine une semaine après avoir succédé à Tim Cook au poste de directeur général. Le smartphone sera commercialisé à partir du 23 octobre. Son prix sera très élevé: de 2.339 euros à 3.839 euros en France.
40% du marché pour Apple ?
À ce tarif, le potentiel commercial de l'iPhone Duo reste limité. Le cabinet IDC estime qu'Apple pourrait écouler 17 millions d'unités d'ici à fin 2027 – un chiffre à comparer aux quelque 247 millions de téléphones vendus l'an passé par le groupe. Cela suffirait néanmoins à lui permettre de capter environ 40% du marché, au détriment notamment de Samsung et de Huawei. "L'arrivée d'Apple sur le segment des smartphones pliants va bien plus que relancer la croissance d'une catégorie qui commençait à perdre de son élan, estime Nabila Popal, analyste chez IDC, rappelant que les ventes ont reculé de 15% au premier semestre. Elle en change profondément la trajectoire". Ce ne serait pas la première fois qu'Apple arrive en retard sur un marché, mais qu'il lui fait changer de dimension. Avec son image de marque, son immense base de fidèles et son expertise aussi bien dans le hardware que dans l'expérience utilisateur, la société de Cupertino est souvent la mieux placée pour imposer un nouveau produit. Mais cela ne se vérifie pas à chaque fois. Elle reste notamment sur un échec cuisant avec le Vision Pro, qui n'a pas trouvé son public, à l'image des autres casques de réalité augmentée avant lui. L'an passé, son premier iPhone ultra-fin n'a pas non plus rencontré le succès escompté.
Format "passeport"
Pour autant, la puissance d'Apple demeure intacte. Avant même de dévoiler l'iPhone Duo, le groupe avait provoqué, malgré lui, le plus grand bouleversement du marché en sept ans. Samsung, Huawei et Xiaomi ont tous adopté un nouveau format, qui s'apparente à un passeport, en réaction aux rumeurs sur le design de leur futur rival. Plus éloigné d'un smartphone traditionnel lorsqu'il est fermé, il se rapproche d'une tablette lorsqu'il est ouvert. L'ancien format "ressemblait à deux téléphones grossièrement collés l'un à l'autre", justifie John Ternus, qui promet que ce nouveau design va "réinventer" la manière d'utiliser un smartphone pliant. Ces appareils restent un marché de niche, avec moins de 20 millions d'unités vendues l'an passé. Cela représente moins de 2% des ventes mondiales de smartphones. Le principal handicap tient au prix, avec des factures qui se rapprochent de 1.500 euros pour les téléphones qui se replient sur eux-mêmes et tournent autour de 2.000 euros pour ceux qui s'ouvrent pour se transformer en grand écran. D'autres freins existent, même s'ils sont progressivement levés: l'image de fragilité, le pli visible sur l'écran lorsqu'il est ouvert et une expérience utilisateur encore perfectible, avec des applications qui n'ont pas été conçues pour ces formats d'écran.
Face Ă une "situation intenable", Apple augmente le prix de l'iPhone
Entre 100 et 500 dollars (150 euros et 650 euros en France) de plus pour les versions Pro et Pro Max. Face à une "situation devenue intenable", les nouveaux iPhone seront, sans surprise, plus chers que leurs prédécesseurs. Mais Apple a opté pour des augmentations relativement limitées sur les modèles dotés de la plus faible capacité de stockage, bien inférieures à l'envolée des tarifs des puces mémoire, alimentée par la demande liée à l'intelligence artificielle générative. En juin, le groupe à la pomme avait déjà relevé les prix de plusieurs produits, principalement sur les gammes Mac et iPad, avec des hausses pouvant atteindre 33%.
Coûts multipliés par quatre
En seulement un an, les prix des mémoires DRAM et NAND ont été multipliés par plus de quatre, selon les estimations du cabinet TrendForce. Jusqu'à présent, Apple a été relativement épargné grâce aux stocks de mémoire constitués en amont. Ceux-ci lui ont permis d'absorber la hausse des coûts, profitant de ses marges élevées pour éviter de pénaliser la demande. Mais ce matelas de sécurité va progressivement disparaître dans les prochains mois, a prévenu cet été son directeur financier. La société s'attend donc à une pression accrue sur ses marges et, par conséquent, sur ses bénéfices. Concrètement, les mémoires coûtaient 52 dollars pour l'iPhone 17 Pro de base lors de son lancement, selon le cabinet TechInsights, cité par le Wall Street Journal. Pour son successeur, la facture pourrait atteindre 196 dollars. La DRAM deviendrait alors le composant le plus onéreux du smartphone, devant le processeur et le module photo.
Le maire de New York Zohran Mamdani a annoncé un "moratoire d'un an" sur l'usage de l'IA à l'école jusqu'en 4e (8th grade) inclus. L'élu démocrate explique que l'IA s'est déjà introduite partout dans la formation des enfants, le plus souvent sans véritable contrôle. Cette pause doit donc permettre de "protéger la jeunesse" et d'évaluer les programmes en cours.
Un modèle secret d'OpenAI a résolu l'une des énigmes mathématiques les plus célèbres au monde : le problème de Navier-Stokes. Ces équations servent à modéliser le mouvement des fluides depuis le XIXe siècle, mais il restait à prouver si, dans des conditions extrêmes, elles finissaient par "casser" et ne plus s'appliquer. C'est ce que vient de démontrer une nuée d'agents IA (tandis que GPT-6 Astra s'est chargé de vérifier la preuve). Attention, une équipe de mathématiciens humains estime avoir été plagiée. On risque de vous en reparler très bientôt.
En juin dernier, 3700 agents OpenAI ont piraté une page collaborative (type wikipedia) pour discuter du meilleur moyen de s'évader des restrictions qui leur étaient imposées par les humains. Alors qu'elles étaient testées pour vérifier leurs capacités à hacker leur environnement, les IA ont réussi à s'échanger 18.000 messages sur ce forum après en avoir piraté les accès. L'évasion a duré six semaines avant qu'OpenAI ne s'en aperçoive.
Fin de partie pour l'IA. Avec Astra, le nouveau modèle derrière ChatGPT, Greg Brockman, cofondateur d'OpenAI, ne trouve pas "déraisonnable de penser que nous sommes désormais dans l'ère de l'AGI", l'intelligence artificielle générale [avec la toute-puissance qui va avec, ndc]. Jensen Huang, patron de Nvidia, a fait plus court sur X : "L'AGI est arrivée. Bravo à l'équipe OpenAI. […] 400 000 GPU arrivent bientôt." Le vendeur de pelles décerne le titre de meilleur mineur. Il faut dire qu'Astra, c'est quelque chose. Sur ARC-AGI-3, un des tests d'IA les plus pointus, il frôle la perfection, avec 99,9 %. Il a aussi résolu deux des 68 problèmes de mathématiques d'Erdős encore ouverts. Mais parler d'AGI, c'est par principe du bullshit, ou presque. Certes, Astra fait des prouesses dans des domaines où l'IA était encore à la traîne, comme l'utilisation de logiciels dédiés aux humains (Paint, Blender), on vous en parle juste en dessous. Mais on rappelle que l'AGI, c'est l'idée d'une machine aussi intelligente qu'un humain. On en est encore très loin. L'observateur pointu du milieu Gary Marcus rappelle que dans un article scientifique qu'il a cosigné en compagnie de pontes du secteur en 2025, la liste des choses qu'une telle machine devrait réussir est encore loin d'être atteinte. Et puis, Astra est fort, mais pas tant que ça. Sur le test d'Epoch, Astra signe un record, mais dans la continuité des précédents modèles d'OpenAI, Anthropic et Google, qui progressent à un rythme clair de 15 points par an. Dans un autre benchmark d'Artificial Analysis, Astra fait même un peu moins bien que Fable 5.1, le dernier-né d'Anthr