🔍 Décryptage : Le niveau des élèves français continue de reculer Les faits 📝 Le classement Pisa , une référence mondiale pour comparer les compétences des élèves, classe désormais la France à son plus bas niveau depuis au moins 20 ans. D'autres pays sont aussi largement concernés. Depuis 2000, ce classement évalue tous les 3 ans le niveau des élèves de 15 ans dans plus de 90 pays. Organisé par l'OCDE, il mesure 3 domaines : compréhension de l'écrit, culture mathématique et culture scientifique, à travers des épreuves d'environ 3 heures. ⚠️ A noter que le classement Pisa ne mesure qu'une tranche d'âge et ne prend pas vraiment en compte l'épanouissement, la confiance ou le bien-être des élèves. Le classement est aussi critiqué car il peut pousser certains pays à chercher à gagner des places plutôt qu'à améliorer l'éducation dans son ensemble. Pour autant, Pisa reste une référence. Et pour 2025, le constat est particulièrement préoccupant pour la France. En maths, le score moyen a perdu 16 points depuis 2022, près de 30 depuis 2018 et environ 40 depuis 2006. Selon l'OCDE, cela représente en 20 ans l'équivalent d'un peu plus d'une année d'apprentissage. En compréhension de l'écrit, la baisse est comparable. En sciences, le recul est cependant plus limité. 📊 La France se classe donc 27e sur 91 pays et économies qui participent au test, soit une place de moins qu'il y a trois ans, mais elle reste dans la moyenne. Elle se situe derrière la Suède et la Slovénie.
Bon, ce n'est pas exactement le bulletin scolaire qu'on avait envie de ramener à la maison. Tous les trois ans, l'OCDE publie son enquête Pisa, qui mesure le niveau des élèves de 15 ans dans trois domaines : les mathématiques, les sciences et la compréhension de l'écrit. Et pour la France, les résultats 2025 sont particulièrement mauvais. Sur environ 6 500 élèves français testés, le score en compréhension de l'écrit chute de 18 points et atteint son plus bas niveau historique. Même tendance en mathématiques, avec une baisse de 16 points. En sciences, le recul est plus limité, avec -4 points, mais là encore le score atteint un plancher. Éric Charbonnier, expert éducation à l'OCDE, résume la situation assez clairement : les résultats français sont « les plus bas jamais mesurés par Pisa dans les trois matières ». Voilà pour la partie qui donne envie de cacher le bulletin au fond du cartable. Mais il faut quand même nuancer. En sciences, 74% des élèves français atteignent au moins le niveau de base attendu par Pisa. Ils sont 67% en compréhension de l'écrit et seulement 64% en mathématiques. Et si on compare la France à la moyenne de l'OCDE, l'écart n'est pas gigantesque. En sciences, la France se situe même 1 point au-dessus de la moyenne. Elle est en revanche environ 5 points en dessous en compréhension de l'écrit et également 5 points sous la moyenne en mathématiques. Le niveau français n'est donc pas complètement décroché. Le vrai problème, c'est surtout la direction. Depuis plus de dix ans, les scores diminuent dans les trois matières. Et lorsqu'un ascenseur descend lentement depuis plusieurs étages, le fait d'être encore proche du voisin ne veut pas forcément dire qu'il faut se réjouir. La France n'est d'ailleurs pas seule dans cette situation. La moyenne des 38 pays de l'OCDE diminue elle aussi en sciences, en mathématiques et en compréhension de l'écrit. L'organisation ne désigne pas un responsable unique. Les élèves lisent moins, sont davantage distraits par les écrans, plus souvent absents et moins persévérants. De leur côté, les enseignants consacrent davantage de temps à maintenir l'ordre et gérer la classe. Autrement dit, ce n'est pas simplement un problème de programmes scolaires. Les meilleurs résultats restent principalement concentrés en Asie, avec notamment la Chine, Singapour, Taïwan, le Japon et la Corée du Sud. En Europe, l'Estonie et le Royaume-Uni figurent parmi les pays les mieux placés.
Shein rattrapé par la fin de l'ère des petits colis
Les dirigeants de Shein rêvaient d'une introduction en Bourse fracassante à New York et à Londres. Ils ont dû se contenter d'une opération sans fanfare à Hong Kong. Une semaine après sa première cotation, l'action du géant chinois de l'ultra-fast-fashion affiche une baisse de plus de 20%. Sa capitalisation boursière est tombée à 21 milliards de dollars, très loin de sa valorisation de 100 milliards atteinte en 2022, quand sa folle croissance semblait inarrêtable. Depuis, l'entreprise a notamment été rattrapée par la fin de l'exemption de droits de douane dont elle bénéficiait aux États-Unis et par l'instauration d'une nouvelle taxe en Europe.
Fondé en 2008, Shein a profondément bousculé l'industrie du prêt-à-porter. Face aux acteurs historiques, le groupe mise sur des prix cassés et sur un renouvellement effréné de son offre, avec parfois plus de 10.000 nouveaux produits mis en ligne en une seule journée. Il surfe ainsi presque en temps réel sur les dernières tendances, copiant sans retenue des vêtements portés par des célébrités. Les quantités sont d'abord limitées. Seuls les articles les plus populaires sont fabriqués à grande échelle. Cette mécanique, qui permet de limiter les stocks et les invendus, s'appuie sur une chaîne d'approvisionnement agile et réactive, composée de milliers de petits sous-traitants.
Géant aux pieds d'argile
La plateforme séduit d'abord les moins de 30 ans, même si son public tend à se diversifier. Au-delà des prix et du catalogue, elle s'appuie aussi sur un puissant relais marketing: sur Instagram et TikTok, influenceurs et anonymes assurent sa promotion en dévoilant et en essayant leurs dernières commandes. Certains sont rémunérés, d'autres reçoivent des vêtements gratuitement. Malgré les critiques sur son coût environnemental et les conditions de travail, sa croissance est fulgurante. Entre 2019 et 2023, son chiffre d'affaires a été multiplié par dix, dépassant celui de H&M. Il se rapproche désormais de celui d'Inditex, propriétaire de Zara, et de Nike.
En réalité, Shein est déjà un géant aux pieds d'argile. Une partie de son avantage tarifaire ne repose que sur une faille réglementaire. La société a adopté un modèle transfrontalier, dit cross border: les commandes ne transitent par des entrepôts américains ou européens, elles sont envoyées par voie postale depuis la Chine. Cette organisation se traduit par des délais de livraison d'une à deux semaines. Elle permet surtout de réduire les coûts logistiques et, jusqu'à récemment, d'échapper aux droits de douane américains et européens, contrairement aux articles vendus par les chaînes d'habillement ou sur Amazon.
Chute des ventes aux États-Unis
Face à la déferlante de colis expédiés par Shein, mais aussi par sa compatriote Temu, les États-Unis ont réagi les premiers, suprimant cette exemption en mai 2025. Depuis, les articles venant de Chine sont soumis à des droits de douane d'au moins 10%, qui peuvent atteindre jusqu'à 87,5%. L'impact sur les prix a été immédiat: +43% en moyenne entre décembre 2024 et mai 2025, selon une analyse du Washington Post. L'Europe a suivi la même voie. Depuis le 1er juillet, une taxe de trois euros s'applique à l'ensemble des petits colis arrivant sur le continent. Des frais de traitement, potentiellement de deux euros, doivent s'y ajouter en novembre.
Shein subit aussi la concurrence accrue de Temu, mais également celle d'Amazon. L'an passé, sa croissance a nettement ralenti, à seulement 8%. Et au premier trimestre, ses ventes n'ont progressé que de 1%. Elles ont même chuté de 14% aux États-Unis, alors que l'impact des nouvelles règles européennes ne se faisait pas encore sentir. L'entreprise tente de faire évoluer son modèle. Elle diversifie sa chaîne d'approvisionnement vers des pays moins exposés aux droits de douane américains, renforce ses capacités de stockage en Europe et cherche à monter en gamme. En mai, Shein a ainsi racheté Everlane, une marque de mode… responsable.
Mistral lève trois milliards d'euros, un record en Europe
Jamais une start-up européenne n'avait réalisé une telle levée de fonds. Mardi, Mistral AI a officialisé un tour de table de trois milliards d'euros. Une opération qui symbolise le nouveau statut de la start-up française spécialisée dans l'intelligence artificielle générative: en trois ans, elle s'est imposée comme la meilleure – sinon la seule – alternative européenne aux modèles propriétaires des géants américains et aux modèles ouverts développés par les start-up chinoises. Le tour de table a été mené par Samsung, tandis que Nvidia et ASML, le fabricant néerlandais de machines de lithographie, ont remis au pot.
À la traîne sur les performances et sur les prix
Cette nouvelle injection de capitaux constitue un coup d'accélérateur pour Mistral. La société entend intensifier ses investissements dans les modèles de pointe, tout en développant sa propre infrastructure de calcul, pour ses besoins mais aussi dans la perspective de lancer une offre de cloud, qui a déjà séduit quelques clients prestigieux. Ses dirigeants promettent également d'accélérer le déploiement commercial, notamment à l'international. Mistral revendique 125 grandes entreprises clientes dans une vingtaine de pays. Et vise un chiffre d'affaires annualisé d'un milliard de dollars à la fin de l'année, contre 300 millions en septembre dernier. Derrière ces chiffres flatteurs, la réalité est toutefois moins reluisante. Mistral ne rivalise plus vraiment avec les leaders du marché. Non seulement la start-up ne parvie...
Être ou Népal être : telle ne fut pas la question pour Mohit et Shaheen Shrestha, qui ont campé cette cantine avec la ferme intention de marier les becquetances indo-gangétiques aux coutumes franchouilles. D'autant que Mohit a été à bonne école, débarqué de Katmandou dans les cuisines du Chateaubriand puis du Dauphin pour duxelliser du champignon et lier des jus auprès d'Iñaki Aizpitarte. Un tour de main dont il tire, en duo avec Diamond Gurung (ex-Jatra à Paris), une cuisine racontant sa jeunesse au pays et sa capitale d'adoption, en plus d'ouvrir les chakras parisiens aux classiques himalayens : chiura (flocons de riz grillés à cru), achaar (viande ou légumes vinaigrés et épicés), paratha (pain plat) fourré aux pommes de terre… · Bouyaya Kitori Goûté ce soir-là : une tarte feuilletée cerclant champis, achaar de porc et kasundi (moutarde fermentée) ; un curry de haut de cuisse de poulet bien bronzé ; et une gelée de café assouplie à la crème fouettée, souvenir d'un dessert japonais bâfré à répétition dans les restos katmandais. Les prix : formules 19-23 € (jeudi et vendredi midi), carte 30-35 € (soir et samedi midi). Horaires : de 12h30 à 14h30 (sauf mercredi) et de 19h à 22h30. Fermé du dimanche au mardi. Maiya – 23, rue de Sambre-et-Meuse, 75010 Paris
Une fuite d'huile moteur ? Pas de souci à se faire dans cet ancien débarras à scooters, réquisitionné par les féconds copains de Chambre Noire (également derrière Furia et Cave Canaille), où coulent désormais à flots pinots et chardos. Deux salles, deux ambiances : d'un côté, une cave bien achalandée en jolies bouteilles ; de l'autre, un joyeux bazar rythmé par les allées et venues de Leonora Nørtoft Saabye, sommelière au limonadier bien pendu, et les basses disco-funk du DJ set 100 % vinyles qui s'invite tous les jeudis. Les prix : de 10 à 15 €. Horaires : tous les jours, de 18h à 0h30. Centre Culturel – 96, boulevard de la Villette, 75019 Paris