📰 News du 02/07/2026

🗞️ Actualité

HugoDécrypte
Comment Trump s'est enrichi depuis son retour au pouvoir
Depuis son retour à la Maison Blanche, la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 milliards à plus de 6,5 milliards de dollars, soit un gain d'au moins 2 milliards de revenus en 2025. Ses propriétés immobilières, dont son golf près de Miami et son club Mar-a-Lago, ont généré respectivement 122 millions et 77 millions de dollars. Des accords à l'amiable conclus avec des géants des médias et du numérique comme ABC, CBS, Meta ou YouTube lui ont rapporté plus de 86 millions de dollars supplémentaires. L'élément le plus frappant reste cependant sa fortune liée aux cryptomonnaies, qui lui aurait rapporté environ 1,2 milliard de dollars en 2025. Ces informations sont rendues publiques grâce à une loi de 1978 obligeant le président et le vice-président à déclarer leurs revenus et actifs.

🔍 Décryptage : Comment Trump s'est enrichi depuis son retour au pouvoir Les faits 💸 Au total, Donald Trump a empoché au moins 2 milliards de $ de revenus depuis son retour à la Maison Blanche. Si ces chiffres sont publics, c'est grâce à une loi de 1978 qui oblige le président et le vice-président des États-Unis à déclarer leurs revenus et leurs actifs. Les documents publiés cette semaine retracent l'année 2025, la 1re de son nouveau mandat. On y apprend notamment que ses principaux biens immobiliers, comme son golf près de Miami, ont généré 122 millions de $ de revenus, tandis que son club privé de Mar-a-Lago lui a rapporté à lui seul 77 millions. Les documents mentionnent aussi plus de 86 millions de $ perçus grâce à des accords à l'amiable conclus avec plusieurs géants des médias et des plateformes numériques, comme ABC, CBS, Meta, YouTube ou encore X. 🌐 Mais ce qui retient surtout l'attention, c'est la place des cryptomonnaies. Donald Trump a gagné environ 1,2 milliard de $ grâce à ce secteur en 2025.

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Derniers jours ! Pas d'images ? Version web https://cm.theconversation.com/t/r-e-tutrjitk-pjtjlhrlrl-m/ Chère lectrice, cher lecteur, J’irai droit au but. Nous sommes dans la dernière ligne droite de notre campagne de dons de printemps. Dans quelques jours, elle prendra fin et, avec elle, l’occasion d’atteindre notre objectif de 200 000 euros. Si vous appréciez The Conversation et que vous en avez les moyens, nous vous invitons à nous soutenir dès aujourd’hui. [https://donate.theconversation.com/fr] À l’heure où l’information circule en continu, nous sommes convaincus que la ressource la plus précieuse n’est plus l’information elle-même, mais la confiance que l’on peut lui accorder. C’est pourquoi, chaque jour, nous donnons la parole à des chercheurs et à des chercheuses de renommée internationale afin de vous proposer une information fondée sur l’expertise, sans paywall, sans publicité et sans parti pris. Uniquement des faits, du contexte et de la clarté. Nous sommes une petite équipe, mais notre impact est considérable. L’année dernière, nous avons publié plus de 2 600 articles, touché des dizaines de millions de lecteurs et vu nos contenus repris par près de 500 médias. Grâce au soutien de lecteurs et de lectrices comme vous, The Conversation est devenu un média à but non lucratif incontournable en France. Il ne reste plus que quelques jours. Une fois cette campagne terminée, il sera trop tard pour y contribuer. Nous espérons que vous choisirez de rejoindre les 5 000 lectrices et lecteurs qui nous soutiennent déjà cette année. JE FAIS UN DON [https://donate.theconversation.com/fr] Merci de votre confiance et de votre soutien. Caroline Nourry, directrice générale de The Conversation France Vos dons sont déductibles à 66 % de votre impôt* [https://donate.theconversation.com/fr] JE FAIS UN DON [https://donate.theconversation.com/fr] *Dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Suivez-nous sur les réseaux sociaux [https://www.youtube.com/@theconversationfrance] Vous recevez cette lettre électronique de The Conversation [https://theconversation.com] 56, rue de la Rochefoucauld 75009 Paris Transférer à un ami https://theconversationfrance.forwardtomyfriend.com/r-pjtjlhrlrl-E0B5FD95-tutrjitk-l-c Se désinscrire https://cm.theconversation.com/t/r-u-tutrjitk-pjtjlhrlrl-q/

HyperTextes
Bercy à l'aveugle : impossible de taxer les riches sans les connaître
Alors que la dette publique française atteint 115% du PIB et que la charge de la dette dépasse le budget de l'Éducation nationale, le débat sur une taxation des grands patrimoines refait surface. Mais un rapport sénatorial révèle un paradoxe embarrassant : depuis la suppression de l'ISF, Bercy ne dispose plus des outils pour identifier les grandes fortunes et ce qu'elles possèdent réellement. Pire encore, le fisc français connaît mieux les comptes des Français expatriés à l'étranger, grâce aux échanges européens, que ceux détenus sur le sol national. Cette opacité aboutit à des situations absurdes : 13 324 foyers assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière ne paient aucun impôt sur le revenu, et certains seraient théoriquement éligibles au RSA. Taxer les grandes fortunes reste donc un vœu pieux tant que l'État est incapable de les mesurer.

Les calculs sont toujours pas bons Kévin C'est la saison des comptes. Chaque été, le parlement vote l'approbation des comptes de l'année précédente, et le gouvernement prépare le budget pour l'année suivante. Alors que les besoins explosent, la Cour des Comptes annonce que la dette publique a atteint 115 % du PIB, et la charge de la dette dépasse désormais le budget de l'Éducation nationale. Logique, le débat sur la taxation des gros patrimoines, façon taxe Zucman, refait surface pour combler le trou dans la caisse. Sauf qu'un rapport sénatorial vient de moucher cette ambition : depuis la suppression de l'ISF, Bercy ne sait tout simplement plus qui sont les riches ni ce qu'ils possèdent. Le détail surréaliste relevé par La Tribune : grâce aux échanges européens, le FISC connaît mieux les comptes des Français planqués à l'étranger que ceux détenus en France. Résultat, 13 324 foyers assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière ne paient aucun impôt sur le revenu et certains seraient en théorie éligibles au RSA. Dur dur de taxer une fortune quand on est incapable de la mesurer. Il y en a qui vont avoir du taff à Bercy cet été.

HyperTextes
Le paradoxe environnementaliste : pourquoi on ne sent pas encore vraiment la crise climatique
Alors que les appartements surchauffent, que les routes fondent et que la production agricole s'effondre, la vie quotidienne reste globalement confortable pour une large partie de la population, ce qui brouille la perception de l'urgence climatique. Un trio de spécialistes explique ce paradoxe : la technologie et l'agriculture compensent encore les dégâts, créant une illusion de progrès qui invisibilise les souffrances de ceux qui trinquent déjà. Ce confort apparent est le meilleur allié du climatoscepticisme, permettant à certains de justifier l'inaction en se félicitant de l'efficacité de la climatisation. La canicule de juin a pourtant causé au moins un millier de décès supplémentaires selon Santé Publique France, et le bilan dans le monde agricole est tout aussi sévère : élevages de poulets décimés, vaches asphyxiées, poissons morts dans des rivières surchauffées. Cette illusion de maîtrise n'est qu'un sursis avant un point de non-retour.

Le paradoxe environnementaliste Nos apparts virent à la fournaise, les routes fondent, la production des sols s'effondre mais la vie au fond est de plus en plus confortable et l'on peine à mesurer vraiment l'ampleur du problème. Un trio de spécialistes (un économiste, un agronome, un climatologue) l'explique dans The Conversation : si on ne sent rien, c'est qu'on n'a pas encore franchi le seuil de rupture. La technologie et l'agriculture compensent les dégâts pour l'instant, faisant illusion de progrès pour les uns, tout en invisibilisant les difficultés des autres qui trinquent déjà (inondations, sécheresses, exilés climatiques). Cette illusion n'est qu'un sursis et ce petit confort a un effet pervers : il est le meilleur ami du climatosceptique, qui trouve qu'on s'en sort très bien en mettant la clim. En attendant le point de non-retour. Ça va vous en ce moment ? L'épisode caniculaire de juin n'a pas seulement vidé les terrasses. Selon Santé Publique France, il aurait causé au moins un millier de décès supplémentaires depuis le 24 juin. Le bilan fait moins de bruit dans la filière agricole mais l'hécatombe se compte en millions, aggravée par les conditions d'élevage : élevages de poulets décimés, vaches suffoquées dans les étables, poissons asphyxiés dans des rivières devenues trop chaudes.

💰 Économie

Laurent - Cosmos Finance
Les ventes en ligne frôlent les 200 milliards d'euros en France
L'e-commerce français établit un nouveau record en 2025 avec près de 200 milliards d'euros dépensés en ligne, soit une progression de 7% par rapport aux 175,3 milliards de 2024. Le nombre de transactions a bondi de 11% sur un panel de 158 000 sites marchands, et les Français réalisent désormais en moyenne 75 commandes par an sur Internet. Le montant annuel moyen par acheteur atteint 4 657 euros, faisant de l'e-commerce une ligne majeure du budget de consommation. Le symbole de cette transformation est Vinted, qui devient le deuxième site comptant le plus de clients en France avec plus de 10 millions d'utilisateurs, juste derrière Amazon.

LES VENTES EN LIGNE FRÔLENT LES 200 MILLIARDS D'EUROS EN FRANCE Nouveau record pour l'e-commerce français. En 2025, les ventes en ligne ont progressé de 7% pour atteindre près de 200 milliards d'euros dépensés sur Internet par les Français. En 2024, les ventes en ligne avaient déjà atteint 175,3 milliards d'euros. Un an plus tard, elles continuent de progresser malgré un contexte économique et politique incertain. Le nombre de transactions a bondi de 11% en 2025, sur un panel de 158 000 sites marchands comptabilisés par la Fevad. En moyenne, les Français réalisent désormais 75 commandes par an sur Internet, soit plus d'une commande par semaine. Le montant annuel moyen atteint 4 657 euros par acheteur. Autrement dit, l'e-commerce est devenu une ligne majeure du budget de consommation. Le symbole de cette transformation, c'est Vinted. La plateforme devient le deuxième site comptant le plus de clients en France en 2025, avec plus de 10 millions d'utilisateurs, juste derrière Amazon.

Laurent - Cosmos Finance
L'électrique relance le marché automobile français
En juin 2026, les immatriculations de voitures neuves en France ont bondi de 11,4% pour atteindre 188 789 unités, le meilleur mois de juin depuis 2023, même si le marché reste 18,3% sous son niveau de juin 2019. Les ventes de voitures électriques ont explosé de 93% par rapport à juin 2025, atteignant une part de marché inédite de 29,6%, tandis que les hybrides représentent 41,5% du marché, portant à 71,1% la part des véhicules électrifiés dans les immatriculations. Tesla a réalisé un mois spectaculaire avec 7 474 immatriculations en hausse de 105%, porté par le Model Y restylé, atteignant 4% de part de marché et la septième place du marché français. La poussée chinoise est également marquante : BYD grimpe à la onzième place avec une hausse de 399%, et cinq marques chinoises représentent désormais 7,2% du marché français, dépassant des constructeurs comme Citroën, Volkswagen ou Toyota pris séparément.

L'ÉLECTRIQUE RELANCE LE MARCHÉ AUTOMOBILE FRANÇAIS Le marché automobile français retrouve des couleurs. En juin 2026, les immatriculations de voitures neuves ont bondi de 11,4% pour atteindre 188 789 unités. Le signal est positif : c'est le meilleur mois de juin depuis 2023. Mais il faut nuancer. Le marché reste encore 18,3% sous son niveau de juin 2019, avant les grandes secousses du secteur automobile. Les ventes de voitures électriques ont progressé de 93% par rapport à juin 2025, avec 55 852 immatriculations. Résultat : l'électrique atteint une part de marché inédite de 29,6%. Les hybrides restent eux aussi très puissants. Leur progression est plus modeste, à +7,6%, mais ils représentent tout de même 41,5% du marché. En clair : en juin, les véhicules hybrides et électriques ont représenté 71,1% des immatriculations de voitures neuves en France. Tesla a réalisé un mois spectaculaire, avec 7 474 immatriculations, soit une hausse de 105%. La marque américaine atteint 4% de part de marché et se hisse à la septième place du marché français. Le moteur de cette performance, c'est le Model Y restylé, fabriqué en Allemagne, porté par des promotions agressives. À lui seul, il a enregistré 6 635 immatriculations en juin, en hausse de 105%. Mais l'autre phénomène du mois, c'est la poussée chinoise. BYD grimpe à la onzième place avec 5 040 véhicules immatriculés, soit une hausse de 399%. MG suit juste derrière avec 4 688 véhicules, en progression de 95%, portée notamment par les modèles hybrides MG ZS et MG 3. Même Jaecoo, marque du groupe Chery, dépasse désormais 1% de part de marché avec 1 989 voitures immatriculées. Elle dépasse ainsi des marques installées comme DS, Alpine, Seat, Volvo ou Mazda. Au total, cinq marques chinoises pèsent désormais 7,2% du marché français. C'est plus que Citroën, Volkswagen ou Toyota pris séparément.

Laurent - Cosmos Finance
Les cryptos ont fait exploser la fortune de Donald Trump
Donald Trump aurait encaissé environ 1,2 milliard de dollars en 2025 grâce à ses activités liées aux cryptomonnaies, portant ses revenus totaux déclarés à plus de 2,2 milliards de dollars, contre 622 millions en 2024. Le principal moteur est World Liberty Financial, une start-up crypto lancée en septembre 2024 avec le soutien du clan Trump, dont la vente initiale du jeton WLFI a rapporté 550 millions de dollars. Donald Trump et ses fils auraient également récupéré via une société intermédiaire 22,5 milliards de tokens WLFI supplémentaires, valorisés autour de 1,3 milliard de dollars. Une autre source majeure de revenus est le $TRUMP, une cryptomonnaie lancée quelques heures avant son investiture en janvier 2025, illustrant comment la présidence Trump est devenue une vaste machine à cash combinant actifs numériques, hôtels, clubs de golf et licences de marque.

LES CRYPTOS ONT FAIT EXPLOSER LA FORTUNE DE DONALD TRUMP Selon des documents publiés par le Bureau d'éthique gouvernementale américain, Donald Trump aurait encaissé environ 1,2 milliard de dollars en 2025 grâce à ses activités liées aux cryptomonnaies. Et selon d'autres calculs, en intégrant l'ensemble des projets crypto portés par sa famille, le total dépasserait même 1,4 milliard de dollars. Au total, le président américain a déclaré plus de 2,2 milliards de dollars de revenus en 2025, contre 622 millions de dollars en 2024. Cryptomonnaies, clubs de golf, hôtels, licences de marque, produits dérivés, livres, montres, accords commerciaux : la présidence Trump est aussi devenue une immense machine à cash. Mais le vrai moteur, ce sont les actifs numériques. Le point clé, c'est World Liberty Financial, une start-up crypto lancée en septembre 2024 avec le soutien du clan Trump. La plateforme a émis son propre jeton, le WLFI, dont la vente initiale a rapporté 550 millions de dollars. Donald Trump et ses fils auraient aussi récupéré, via une société intermédiaire, 22,5 milliards de tokens WLFI supplémentaires, valorisés autour de 1,3 milliard de dollars. Autre source majeure de revenus : le $TRUMP, une cryptomonnaie lancée quelques heures seulement avant son investiture en janvier 2025.

💻 Tech

Jérôme Marin / Cafétech
L'interminable bataille judiciaire d'Apple pour préserver ses commissions
Six ans après son déclenchement, le conflit entre Apple et Epic Games atteint la Cour suprême américaine, qui a accepté d'examiner une question de procédure liée à une injonction ordonnant à Apple de ne plus prélever de commissions sur les achats effectués en dehors des applications mobiles. L'affaire remonte à 2020 lorsqu'Epic a intégré son propre système de paiement dans Fortnite, défiant les règles de l'App Store qui imposent aux développeurs des commissions allant jusqu'à 30%. En première instance, Apple a échappé à une condamnation pour monopole, mais la juge a interdit la pratique d'anti-steering, permettant aux développeurs d'ajouter des liens vers des sites externes. Apple a tenté d'appliquer cette décision a minima en instaurant des commissions de 27% sur les achats externes et en ajoutant des écrans dissuasifs, ce que la juge a sévèrement sanctionné en mai 2025 en lui interdisant tout prélèvement sur ces transactions. Devant la Cour suprême, Apple argue qu'il ne peut être sanctionné pour avoir enfreint une décision judiciaire dans son seul « esprit », en l'absence d'instructions explicites, et espère obtenir le droit de fixer lui-même un taux de commission « acceptable ». L'enjeu financier reste difficile à chiffrer, Apple redoutant en interne un manque à gagner se comptant en centaines de millions voire en milliards de dollars, même si sa branche services n'a pas montré de signe de ralentissement depuis un an.

L'interminable bataille judiciaire d'Apple pour préserver ses commissions Six ans après son déclenchement, l'interminable bataille judiciaire entre Apple et Epic Games s'invite devant la Cour suprême. Mardi, la plus haute juridiction des États-Unis a accepté d'examiner le dossier, non pas sur le fond – qu'elle a déjà refusé de trancher à deux reprises – mais sur une question de procédure. Le groupe à la pomme soutient que la juge a outrepassé ses pouvoirs en lui ordonnant de ne plus prélever de commissions sur les achats effectués en dehors des applications mobiles. Il espère obtenir le droit de rétablir ces frais et, surtout, d'en fixer lui-même le montant. Cette affaire remonte à l'été 2020, lorsque Epic voit son jeu vidéo vedette Fortnite être retiré de l'App Store après en avoir sciemment enfreint les règles, en intégrant son propre système de paiement. L'éditeur reproche alors à Apple de verrouiller les achats et les abonnements au sein des applications, contraignant ainsi les développeurs à lui verser une rémunération pouvant atteindre 30%. En première instance, le groupe de Cupertino est relativement épargné, la justice estimant qu'il ne se trouve pas en position de monopole sur le marché de la distribution d'applications mobiles. Fin de l'anti-steering Si elle écarte les mesures les plus radicales, la juge remet néanmoins en cause la pratique dite d'anti-steering, qui interdit aux développeurs de rediriger les utilisateurs d'un iPhone ou d'un iPad vers un site Internet pour effectuer un achat ou souscrire un abonnement. Elle autorise alors l'ajout de "boutons" et "liens externes" dans les applications. Mais elle ne fixe pas de règles détaillées ni ne précise le niveau de commission que peut encore prélever Apple sur ces achats externes, lui laissant ainsi le soin de déterminer la manière de respecter sa décision. Sans surprise, l'entreprise opte pour une application minimale du jugement. Elle instaure des commissions de 27% sur les achats externes – une réduction qui n'est pas suffisante pour les développeurs dans la mesure où elle ne compense pas les frais de paiement associés aux transactions réalisées sur leurs propres sites. Par ailleurs, elle met en place des conditions très restrictives, limitant drastiquement les possibilités d'insérer des liens de redirection. Et introduit aussi des "scare screens", destinés à dissuader les possesseurs d'iPhone d'acheter hors de sa plateforme. Apple veut fixer un taux "acceptable" Une attitude jusqu'au-boutiste sévèrement critiquée par la juge. "À chaque occasion, Apple a choisi l'option la plus anticoncurrentielle", estime-t-elle. En mai 2025, elle décide donc de sanctionner lourdement la société, lui ordonnant de ne plus prélever aucune commission sur les achats externes aux États-Unis. Autrement dit, les développeurs peuvent éviter de lui verser le moindre centime en redirigeant les utilisateurs hors de leurs applications Cette injonction reste, malgré les efforts d'Apple, d'abord en appel puis devant la Cour suprême, aujourd'hui en vigueur. C'est précisément cette décision que le groupe espère voir annulée. Devant la Cour suprême, Apple fait valoir qu'il ne peut être sanctionné pour avoir enfreint une décision de justice uniquement dans son "esprit", dès lors que celle-ci ne contient pas d'instructions explicites sur le comportement à adopter. Il estime donc avoir agi dans son bon droit, dans la mesure où le jugement de première instance ne fixe ni un niveau de commission jugé raisonnable, ni une interdiction claire d'imposer des restrictions sur les liens de redirection ou d'afficher des messages dissuasifs. Quel impact financier ? Une victoire devant la Cour suprême pourrait avoir un double impact pour Apple. Dans un premier temps, la société serait de nouveau autorisée à prélever sans délai des frais sur les transactions effectuées en dehors des applications mobiles. Dans un second temps, elle espère pouvoir fixer elle-même un nouveau taux "acceptable", en conformité avec le jugement de première instance. Celui-ci serait forcément inférieur aux 27% qu'elle avait tenté d'instaurer, mais pourrait rester supérieur à ce qu'aurait pu lui imposer la justice. Et qui aurait pu faire jurisprudence dans d'autres pays. Les répercussions financières restent difficiles à estimer. Si les commissions affichent des marges proches des 100%, le nombre d'applications ayant choisi de rediriger leurs utilisateurs n'est pas connu. Dans des documents internes, Apple redoutait que cela concerne la plupart des grands développeurs, ainsi qu'une partie des éditeurs de petite ou moyenne taille. Le manque à gagner était ainsi chiffré "en centaines de millions voire en milliards de dollars". Pour autant, depuis un an, sa branche services – qui inclut les frais de l'App Store – n'a pas connu de tassement de sa croissance.

Jérôme Marin / Cafétech
Anthropic autorisé à redéployer ses modèles Mythos et Fable
Trois semaines après leur suspension pour des raisons de sécurité, les modèles d'intelligence artificielle générative Mythos 5 et Fable 5 d'Anthropic ont été réautorisés par le gouvernement américain. Anthropic explique avoir renforcé ses garde-fous pour prévenir tout usage malveillant, notamment en matière d'identification et d'exploitation de failles informatiques. La société appelle également à la mise en place d'un cadre commun d'évaluation des risques en amont du déploiement des modèles les plus avancés. Dévoilé en avril, Mythos avait d'emblée été présenté par Anthropic comme trop dangereux pour une diffusion grand public, son accès étant limité à un cercle restreint d'entreprises et d'institutions essentiellement américaines.

Anthropic autorisé à redéployer ses modèles Mythos et Fable Trois semaines après leur suspension, les modèles Mythos 5 et Fable 5 sont de nouveau accessibles. Mardi, le gouvernement américain a levé les restrictions imposées pour des raisons de sécurité aux derniers systèmes d'intelligence artificielle générative développés par Anthropic. La société explique avoir renforcé ses garde-fous destinés à prévenir tout usage malveillant, notamment pour identifier et exploiter des failles informatiques. Elle appelle désormais à la mise en place d'un cadre commun d'évaluation des risques, en amont du déploiement des modèles les plus avancés. Dévoilé en avril, Mythos avait été présenté par Anthropic comme trop dangereux pour être mis à la disposition de tous. Seul un cercle restreint d'entreprises et d'institutions, essentiellement américaines, y avait donc accès, afin de les aider à détecter des vulnérab

Hallu World
👧🏻 Faut-il interdire l'IA aux jeunes ?
[ { "titre": "Ford réembauche ses ingénieurs expérimentés pour corriger ses erreurs avec l'IA", "resume": "Ford a remporté la première place du classement J.D. Power Initial Quality Study grâce au retour de plus de 300 ingénieurs vétérans qu'il avait licenciés pour les remplacer par de l'IA. Le vice-président Charles Poon a reconnu que le groupe n'avait pas suffisamment valorisé l'expérience de ses meilleurs ingénieurs, ce qui avait nui à la qualité de ses véhicules. Cependant, la réalité est moins romantique qu'il n'y paraît : ces ingénieurs ne sont pas réembauchés en CDI, mais uniquement pour former les équipes plus jeunes et reprogrammer les outils d'IA défaillants. Ce phénomène n'est pas isolé, comme le montrent des vidéos venues d'Inde où des ouvriers « apprennent » leurs ge

Cette semaine, des ingénieurs gagnent face à l'IA (mais pas vraiment), les journalistes perdent face aux algorithmes (mais pas complètement), et les ados utilisent l'IA comme un psy (mais c'est votre faute)... Bonne lecture sur Hallu World! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌

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Cette semaine, des ingénieurs gagnent face à l'IA (mais pas vraiment), les journalistes perdent face aux algorithmes (mais pas complètement), et les ados utilisent l'IA comme un psy (mais c'est votre faute)... Bonne lecture sur Hallu World!

• L’Estonie va créer une carte d’identité pour les agents IA 🔍 Les agents IA, qui sont capables d’interagir de manière autonome avec leur environnement, vont se voir attribuer une "identité numérique" en Estonie. Une première mondiale qui doit permettre de suivre à la trace les actions de tous ces agents autonomes, qu’ils soient déployés dans les services publics ou dans le privé. “Sinon on leur donne des noms : Al Capone sera l’agent IA qui s’occupe de votre dossier à la Sécurité sociale, on retient bien je trouve”– Mat, à enfermer

• Dans la santé, les IA généralistes meilleures que les spécialisées 🩺 Des chercheurs new-yorkais ont testé les derniers modèles d’IA (comme Claude Opus 4.6) sur plus de mille questions médicales: cas pratiques, théorie, alignement sur les protocoles en vigueur… Et les résultats sont sans appel. Ils dépassent même les IA spécialisées sur la médecine, jugées trop limitées dans leur fonctionnement et manquant d'agilité face aux modèles généralistes. “Vachement humiliant pour les IA médicales, j’espère qu’elles ont des copains IA psys” – Greg, empathique

• La sortie de ChatGPT 5.6 freinée par l’administration américaine 🇺🇲 Les nouveaux modèles d’OpenAI sont arrivés, mais ils ne sont pas (encore) pour vous. ChatGPT 5.6 Sol, Terra et Luna — du plus au moins puissant — ne sont pour l’instant disponibles que pour quelques happy few. Ce filtrage fait suite à une requête du gouvernement américain, inquiet de la puissance d’un modèle jugé comparable au fameux Mythos d’Anthropic…“Pendant ce temps, aucun modèle de Mistral n’est encadré car il est trop puissant, je dis ça, je dis rien” – Greg, narquois

• Un LLM open source fait aussi bien que Mythos 🇨🇳 Les sueurs froides continuent pour le gouvernement américain. Cette fois, c’est le chinois Z.ai qui annonce avoir atteint des performances comparables sur la cybersécurité à Claude Mythos, le modèle d'Anthropic qui a tant fait parler de lui ces dernières semaines. Leur LLM, GLM 5.2, serait notamment un champion dans la découverte de failles informatiques. Et pour ne rien gâcher : il est open source. “Finalement ils peuvent se le garder leur Mythos, les Américains, il est nul de toute façon” – Mat, boudeur

C’est une histoire qui fait chaud à nos petits cœurs : après presque deux décennies au fond du trou, Ford vient de remonter tout en haut du barème J.D. Power Initial Quality Study, la référence américaine sur la qualité des véhicules. Tout ça, explique Charles Poon, le vice-président du groupe, grâce à une marche arrière. Depuis trois ans, le groupe réembauche les ingénieurs expérimentés qu’il avait virés pour les remplacer par de l’IA.

“Ces dernières années, nous n'avons pas prêté autant d'attention que nous aurions dû à l'expérience de nos ingénieurs les plus compétents”, explique notre homme dans un mea culpa satisfait. Ford a donc fait revenir plus de 300 “vétérans”, avec pour conséquence un bond qualitatif pour les nouvelles voitures produites. Morale de l’histoire : apprenant de ses erreurs, la grosse boîte a fait le choix de l’humain au détriment de l’IA, pour un meilleur produit et des consommateurs satisfaits. Win-win, on vous dit.

Sauf qu’il vaut mieux lire les petits caractères: nos chers vieux ingénieurs n’ont pas été réembauchés en CDI. Ils vont bosser le temps “d’entraîner les équipes plus jeunes et de reprogrammer les outils d’intelligence artificielle qui ne faisaient pas bien le boulot”, révèle dans le même article Bloomberg. En réalité, l’humain est de retour, mais juste le temps de resserrer les boulons de la machine dont les tâches étaient programmées à la va-vite.

C’est d’ailleurs ce qui se passe un peu partout. Comme le montrent ces vidéos, surtout venues d’Inde, où l’on voit des ouvriers, caméra sur la tête, “apprendre” leurs gestes à des IA programmées pour les remplacer. Alors on est contents pour les ingénieurs qui vont gratter quelques mois de salaire en plus, mais n’allons pas en faire un conte de fées.

SCORE BULLSHIT ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓░░░░░░░ 65%

De plus en plus d'adolescents racontent leurs angoisses à une intelligence artificielle comme on se confie à un ami. Le réflexe a de quoi inquiéter, mais il en dit sans doute davantage sur nous que sur eux. On en discute avec Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement de l'e