🔍 Décryptage : Comment Trump s'est enrichi depuis son retour au pouvoir Les faits 💸 Au total, Donald Trump a empoché au moins 2 milliards de $ de revenus depuis son retour à la Maison Blanche. Si ces chiffres sont publics, c'est grâce à une loi de 1978 qui oblige le président et le vice-président des États-Unis à déclarer leurs revenus et leurs actifs. Les documents publiés cette semaine retracent l'année 2025, la 1re de son nouveau mandat. On y apprend notamment que ses principaux biens immobiliers, comme son golf près de Miami, ont généré 122 millions de $ de revenus, tandis que son club privé de Mar-a-Lago lui a rapporté à lui seul 77 millions. Les documents mentionnent aussi plus de 86 millions de $ perçus grâce à des accords à l'amiable conclus avec plusieurs géants des médias et des plateformes numériques, comme ABC, CBS, Meta, YouTube ou encore X. 🌐 Mais ce qui retient surtout l'attention, c'est la place des cryptomonnaies. Donald Trump a gagné environ 1,2 milliard de $ grâce à ce secteur en 2025.
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Les calculs sont toujours pas bons Kévin C'est la saison des comptes. Chaque été, le parlement vote l'approbation des comptes de l'année précédente, et le gouvernement prépare le budget pour l'année suivante. Alors que les besoins explosent, la Cour des Comptes annonce que la dette publique a atteint 115 % du PIB, et la charge de la dette dépasse désormais le budget de l'Éducation nationale. Logique, le débat sur la taxation des gros patrimoines, façon taxe Zucman, refait surface pour combler le trou dans la caisse. Sauf qu'un rapport sénatorial vient de moucher cette ambition : depuis la suppression de l'ISF, Bercy ne sait tout simplement plus qui sont les riches ni ce qu'ils possèdent. Le détail surréaliste relevé par La Tribune : grâce aux échanges européens, le FISC connaît mieux les comptes des Français planqués à l'étranger que ceux détenus en France. Résultat, 13 324 foyers assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière ne paient aucun impôt sur le revenu et certains seraient en théorie éligibles au RSA. Dur dur de taxer une fortune quand on est incapable de la mesurer. Il y en a qui vont avoir du taff à Bercy cet été.
Le paradoxe environnementaliste Nos apparts virent à la fournaise, les routes fondent, la production des sols s'effondre mais la vie au fond est de plus en plus confortable et l'on peine à mesurer vraiment l'ampleur du problème. Un trio de spécialistes (un économiste, un agronome, un climatologue) l'explique dans The Conversation : si on ne sent rien, c'est qu'on n'a pas encore franchi le seuil de rupture. La technologie et l'agriculture compensent les dégâts pour l'instant, faisant illusion de progrès pour les uns, tout en invisibilisant les difficultés des autres qui trinquent déjà (inondations, sécheresses, exilés climatiques). Cette illusion n'est qu'un sursis et ce petit confort a un effet pervers : il est le meilleur ami du climatosceptique, qui trouve qu'on s'en sort très bien en mettant la clim. En attendant le point de non-retour. Ça va vous en ce moment ? L'épisode caniculaire de juin n'a pas seulement vidé les terrasses. Selon Santé Publique France, il aurait causé au moins un millier de décès supplémentaires depuis le 24 juin. Le bilan fait moins de bruit dans la filière agricole mais l'hécatombe se compte en millions, aggravée par les conditions d'élevage : élevages de poulets décimés, vaches suffoquées dans les étables, poissons asphyxiés dans des rivières devenues trop chaudes.
LES VENTES EN LIGNE FRÔLENT LES 200 MILLIARDS D'EUROS EN FRANCE Nouveau record pour l'e-commerce français. En 2025, les ventes en ligne ont progressé de 7% pour atteindre près de 200 milliards d'euros dépensés sur Internet par les Français. En 2024, les ventes en ligne avaient déjà atteint 175,3 milliards d'euros. Un an plus tard, elles continuent de progresser malgré un contexte économique et politique incertain. Le nombre de transactions a bondi de 11% en 2025, sur un panel de 158 000 sites marchands comptabilisés par la Fevad. En moyenne, les Français réalisent désormais 75 commandes par an sur Internet, soit plus d'une commande par semaine. Le montant annuel moyen atteint 4 657 euros par acheteur. Autrement dit, l'e-commerce est devenu une ligne majeure du budget de consommation. Le symbole de cette transformation, c'est Vinted. La plateforme devient le deuxième site comptant le plus de clients en France en 2025, avec plus de 10 millions d'utilisateurs, juste derrière Amazon.
L'ÉLECTRIQUE RELANCE LE MARCHÉ AUTOMOBILE FRANÇAIS Le marché automobile français retrouve des couleurs. En juin 2026, les immatriculations de voitures neuves ont bondi de 11,4% pour atteindre 188 789 unités. Le signal est positif : c'est le meilleur mois de juin depuis 2023. Mais il faut nuancer. Le marché reste encore 18,3% sous son niveau de juin 2019, avant les grandes secousses du secteur automobile. Les ventes de voitures électriques ont progressé de 93% par rapport à juin 2025, avec 55 852 immatriculations. Résultat : l'électrique atteint une part de marché inédite de 29,6%. Les hybrides restent eux aussi très puissants. Leur progression est plus modeste, à +7,6%, mais ils représentent tout de même 41,5% du marché. En clair : en juin, les véhicules hybrides et électriques ont représenté 71,1% des immatriculations de voitures neuves en France. Tesla a réalisé un mois spectaculaire, avec 7 474 immatriculations, soit une hausse de 105%. La marque américaine atteint 4% de part de marché et se hisse à la septième place du marché français. Le moteur de cette performance, c'est le Model Y restylé, fabriqué en Allemagne, porté par des promotions agressives. À lui seul, il a enregistré 6 635 immatriculations en juin, en hausse de 105%. Mais l'autre phénomène du mois, c'est la poussée chinoise. BYD grimpe à la onzième place avec 5 040 véhicules immatriculés, soit une hausse de 399%. MG suit juste derrière avec 4 688 véhicules, en progression de 95%, portée notamment par les modèles hybrides MG ZS et MG 3. Même Jaecoo, marque du groupe Chery, dépasse désormais 1% de part de marché avec 1 989 voitures immatriculées. Elle dépasse ainsi des marques installées comme DS, Alpine, Seat, Volvo ou Mazda. Au total, cinq marques chinoises pèsent désormais 7,2% du marché français. C'est plus que Citroën, Volkswagen ou Toyota pris séparément.
LES CRYPTOS ONT FAIT EXPLOSER LA FORTUNE DE DONALD TRUMP Selon des documents publiés par le Bureau d'éthique gouvernementale américain, Donald Trump aurait encaissé environ 1,2 milliard de dollars en 2025 grâce à ses activités liées aux cryptomonnaies. Et selon d'autres calculs, en intégrant l'ensemble des projets crypto portés par sa famille, le total dépasserait même 1,4 milliard de dollars. Au total, le président américain a déclaré plus de 2,2 milliards de dollars de revenus en 2025, contre 622 millions de dollars en 2024. Cryptomonnaies, clubs de golf, hôtels, licences de marque, produits dérivés, livres, montres, accords commerciaux : la présidence Trump est aussi devenue une immense machine à cash. Mais le vrai moteur, ce sont les actifs numériques. Le point clé, c'est World Liberty Financial, une start-up crypto lancée en septembre 2024 avec le soutien du clan Trump. La plateforme a émis son propre jeton, le WLFI, dont la vente initiale a rapporté 550 millions de dollars. Donald Trump et ses fils auraient aussi récupéré, via une société intermédiaire, 22,5 milliards de tokens WLFI supplémentaires, valorisés autour de 1,3 milliard de dollars. Autre source majeure de revenus : le $TRUMP, une cryptomonnaie lancée quelques heures seulement avant son investiture en janvier 2025.
L'interminable bataille judiciaire d'Apple pour préserver ses commissions Six ans après son déclenchement, l'interminable bataille judiciaire entre Apple et Epic Games s'invite devant la Cour suprême. Mardi, la plus haute juridiction des États-Unis a accepté d'examiner le dossier, non pas sur le fond – qu'elle a déjà refusé de trancher à deux reprises – mais sur une question de procédure. Le groupe à la pomme soutient que la juge a outrepassé ses pouvoirs en lui ordonnant de ne plus prélever de commissions sur les achats effectués en dehors des applications mobiles. Il espère obtenir le droit de rétablir ces frais et, surtout, d'en fixer lui-même le montant. Cette affaire remonte à l'été 2020, lorsque Epic voit son jeu vidéo vedette Fortnite être retiré de l'App Store après en avoir sciemment enfreint les règles, en intégrant son propre système de paiement. L'éditeur reproche alors à Apple de verrouiller les achats et les abonnements au sein des applications, contraignant ainsi les développeurs à lui verser une rémunération pouvant atteindre 30%. En première instance, le groupe de Cupertino est relativement épargné, la justice estimant qu'il ne se trouve pas en position de monopole sur le marché de la distribution d'applications mobiles. Fin de l'anti-steering Si elle écarte les mesures les plus radicales, la juge remet néanmoins en cause la pratique dite d'anti-steering, qui interdit aux développeurs de rediriger les utilisateurs d'un iPhone ou d'un iPad vers un site Internet pour effectuer un achat ou souscrire un abonnement. Elle autorise alors l'ajout de "boutons" et "liens externes" dans les applications. Mais elle ne fixe pas de règles détaillées ni ne précise le niveau de commission que peut encore prélever Apple sur ces achats externes, lui laissant ainsi le soin de déterminer la manière de respecter sa décision. Sans surprise, l'entreprise opte pour une application minimale du jugement. Elle instaure des commissions de 27% sur les achats externes – une réduction qui n'est pas suffisante pour les développeurs dans la mesure où elle ne compense pas les frais de paiement associés aux transactions réalisées sur leurs propres sites. Par ailleurs, elle met en place des conditions très restrictives, limitant drastiquement les possibilités d'insérer des liens de redirection. Et introduit aussi des "scare screens", destinés à dissuader les possesseurs d'iPhone d'acheter hors de sa plateforme. Apple veut fixer un taux "acceptable" Une attitude jusqu'au-boutiste sévèrement critiquée par la juge. "À chaque occasion, Apple a choisi l'option la plus anticoncurrentielle", estime-t-elle. En mai 2025, elle décide donc de sanctionner lourdement la société, lui ordonnant de ne plus prélever aucune commission sur les achats externes aux États-Unis. Autrement dit, les développeurs peuvent éviter de lui verser le moindre centime en redirigeant les utilisateurs hors de leurs applications Cette injonction reste, malgré les efforts d'Apple, d'abord en appel puis devant la Cour suprême, aujourd'hui en vigueur. C'est précisément cette décision que le groupe espère voir annulée. Devant la Cour suprême, Apple fait valoir qu'il ne peut être sanctionné pour avoir enfreint une décision de justice uniquement dans son "esprit", dès lors que celle-ci ne contient pas d'instructions explicites sur le comportement à adopter. Il estime donc avoir agi dans son bon droit, dans la mesure où le jugement de première instance ne fixe ni un niveau de commission jugé raisonnable, ni une interdiction claire d'imposer des restrictions sur les liens de redirection ou d'afficher des messages dissuasifs. Quel impact financier ? Une victoire devant la Cour suprême pourrait avoir un double impact pour Apple. Dans un premier temps, la société serait de nouveau autorisée à prélever sans délai des frais sur les transactions effectuées en dehors des applications mobiles. Dans un second temps, elle espère pouvoir fixer elle-même un nouveau taux "acceptable", en conformité avec le jugement de première instance. Celui-ci serait forcément inférieur aux 27% qu'elle avait tenté d'instaurer, mais pourrait rester supérieur à ce qu'aurait pu lui imposer la justice. Et qui aurait pu faire jurisprudence dans d'autres pays. Les répercussions financières restent difficiles à estimer. Si les commissions affichent des marges proches des 100%, le nombre d'applications ayant choisi de rediriger leurs utilisateurs n'est pas connu. Dans des documents internes, Apple redoutait que cela concerne la plupart des grands développeurs, ainsi qu'une partie des éditeurs de petite ou moyenne taille. Le manque à gagner était ainsi chiffré "en centaines de millions voire en milliards de dollars". Pour autant, depuis un an, sa branche services – qui inclut les frais de l'App Store – n'a pas connu de tassement de sa croissance.
Anthropic autorisé à redéployer ses modèles Mythos et Fable Trois semaines après leur suspension, les modèles Mythos 5 et Fable 5 sont de nouveau accessibles. Mardi, le gouvernement américain a levé les restrictions imposées pour des raisons de sécurité aux derniers systèmes d'intelligence artificielle générative développés par Anthropic. La société explique avoir renforcé ses garde-fous destinés à prévenir tout usage malveillant, notamment pour identifier et exploiter des failles informatiques. Elle appelle désormais à la mise en place d'un cadre commun d'évaluation des risques, en amont du déploiement des modèles les plus avancés. Dévoilé en avril, Mythos avait été présenté par Anthropic comme trop dangereux pour être mis à la disposition de tous. Seul un cercle restreint d'entreprises et d'institutions, essentiellement américaines, y avait donc accès, afin de les aider à détecter des vulnérab
Cette semaine, des ingénieurs gagnent face à l'IA (mais pas vraiment), les journalistes perdent face aux algorithmes (mais pas complètement), et les ados utilisent l'IA comme un psy (mais c'est votre faute)... Bonne lecture sur Hallu World!
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Cette semaine, des ingénieurs gagnent face à l'IA (mais pas vraiment), les journalistes perdent face aux algorithmes (mais pas complètement), et les ados utilisent l'IA comme un psy (mais c'est votre faute)... Bonne lecture sur Hallu World!
• L’Estonie va créer une carte d’identité pour les agents IA 🔍 Les agents IA, qui sont capables d’interagir de manière autonome avec leur environnement, vont se voir attribuer une "identité numérique" en Estonie. Une première mondiale qui doit permettre de suivre à la trace les actions de tous ces agents autonomes, qu’ils soient déployés dans les services publics ou dans le privé. “Sinon on leur donne des noms : Al Capone sera l’agent IA qui s’occupe de votre dossier à la Sécurité sociale, on retient bien je trouve”– Mat, à enfermer
• Dans la santé, les IA généralistes meilleures que les spécialisées 🩺 Des chercheurs new-yorkais ont testé les derniers modèles d’IA (comme Claude Opus 4.6) sur plus de mille questions médicales: cas pratiques, théorie, alignement sur les protocoles en vigueur… Et les résultats sont sans appel. Ils dépassent même les IA spécialisées sur la médecine, jugées trop limitées dans leur fonctionnement et manquant d'agilité face aux modèles généralistes. “Vachement humiliant pour les IA médicales, j’espère qu’elles ont des copains IA psys” – Greg, empathique
• La sortie de ChatGPT 5.6 freinée par l’administration américaine 🇺🇲 Les nouveaux modèles d’OpenAI sont arrivés, mais ils ne sont pas (encore) pour vous. ChatGPT 5.6 Sol, Terra et Luna — du plus au moins puissant — ne sont pour l’instant disponibles que pour quelques happy few. Ce filtrage fait suite à une requête du gouvernement américain, inquiet de la puissance d’un modèle jugé comparable au fameux Mythos d’Anthropic…“Pendant ce temps, aucun modèle de Mistral n’est encadré car il est trop puissant, je dis ça, je dis rien” – Greg, narquois
• Un LLM open source fait aussi bien que Mythos 🇨🇳 Les sueurs froides continuent pour le gouvernement américain. Cette fois, c’est le chinois Z.ai qui annonce avoir atteint des performances comparables sur la cybersécurité à Claude Mythos, le modèle d'Anthropic qui a tant fait parler de lui ces dernières semaines. Leur LLM, GLM 5.2, serait notamment un champion dans la découverte de failles informatiques. Et pour ne rien gâcher : il est open source. “Finalement ils peuvent se le garder leur Mythos, les Américains, il est nul de toute façon” – Mat, boudeur
C’est une histoire qui fait chaud à nos petits cœurs : après presque deux décennies au fond du trou, Ford vient de remonter tout en haut du barème J.D. Power Initial Quality Study, la référence américaine sur la qualité des véhicules. Tout ça, explique Charles Poon, le vice-président du groupe, grâce à une marche arrière. Depuis trois ans, le groupe réembauche les ingénieurs expérimentés qu’il avait virés pour les remplacer par de l’IA.
“Ces dernières années, nous n'avons pas prêté autant d'attention que nous aurions dû à l'expérience de nos ingénieurs les plus compétents”, explique notre homme dans un mea culpa satisfait. Ford a donc fait revenir plus de 300 “vétérans”, avec pour conséquence un bond qualitatif pour les nouvelles voitures produites. Morale de l’histoire : apprenant de ses erreurs, la grosse boîte a fait le choix de l’humain au détriment de l’IA, pour un meilleur produit et des consommateurs satisfaits. Win-win, on vous dit.
Sauf qu’il vaut mieux lire les petits caractères: nos chers vieux ingénieurs n’ont pas été réembauchés en CDI. Ils vont bosser le temps “d’entraîner les équipes plus jeunes et de reprogrammer les outils d’intelligence artificielle qui ne faisaient pas bien le boulot”, révèle dans le même article Bloomberg. En réalité, l’humain est de retour, mais juste le temps de resserrer les boulons de la machine dont les tâches étaient programmées à la va-vite.
C’est d’ailleurs ce qui se passe un peu partout. Comme le montrent ces vidéos, surtout venues d’Inde, où l’on voit des ouvriers, caméra sur la tête, “apprendre” leurs gestes à des IA programmées pour les remplacer. Alors on est contents pour les ingénieurs qui vont gratter quelques mois de salaire en plus, mais n’allons pas en faire un conte de fées.
SCORE BULLSHIT ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓░░░░░░░ 65%
De plus en plus d'adolescents racontent leurs angoisses à une intelligence artificielle comme on se confie à un ami. Le réflexe a de quoi inquiéter, mais il en dit sans doute davantage sur nous que sur eux. On en discute avec Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement de l'e