🔍 Décryptage : Vladimir Poutine évoque une "période difficile" pour la Russie Les faits ➡️ Rien que cette nuit, la Russie a affirmé avoir abattu plus de 400 drones ukrainiens. La Crimée annexée et la capitale russe Moscou ont notamment été visées. Selon le gouverneur de la région de Moscou, 2 adultes et 1 enfant ont été blessés, tandis qu'un bébé de 6 mois est décédé en route vers l'hôpital, comme le rapporte Franceinfo. Depuis plusieurs mois, l'Ukraine frappe de plus en plus profondément le territoire russe. Elle cible notamment des raffineries, des infrastructures énergétiques et des sites militaires. Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, cette stratégie est désormais essentielle pour affaiblir la Russie et tenter de mettre fin à la guerre, comme on en parlait dans cette vidéo. 💥 L'objectif : ralentir la production militaire et l'économie russe afin d'augmenter le coût du conflit pour la Russie. Et cette stratégie semble commencer à produire des effets. Dans une interview publiée ce dimanche par la Russie, Vladimir Poutine a reconnu que ces frappes "créent des problèmes" et qu'"une certaine pénurie" est observée, même si elle reste selon lui "non critique". C'est la 1re fois qu'il reconnaît aussi clairement l'impact de ces attaques. ⚠️ La Russie ne manque pas de pétrole brut : elle reste l'un des principaux producteurs mondiaux. En revanche, les frappes répétées contre les raffineries compliquent sa transformation en carburant, ce qui entraîne des pénuries d'essence et de diesel.
LE TAUX DU LIVRET A VA AUGMENTER EN AOÛT Bonne nouvelle pour les épargnants français. Roland Lescure, ministre de l'Économie, a confirmé que le taux du Livret A allait être revalorisé au mois d'août. Le chiffre exact n'est pas encore connu. Il sera annoncé d'ici le 15 juillet, une fois les derniers calculs finalisés. Aujourd'hui, le taux du Livret A est fixé à 1,5% depuis février. Un niveau redevenu peu attractif dans un contexte de remontée des prix. Ces derniers mois, l'inflation a accéléré, notamment sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. En mai, l'inflation avait atteint 2,4% sur un an, avant de ralentir à 1,8% en juin selon l'Insee. Pourquoi ça compte ? Parce que le Livret A est censé protéger une partie de l'épargne populaire. Or lorsque son taux est inférieur à l'inflation, le rendement réel devient négatif. Le chiffre à retenir, c'est 444,6 milliards d'euros. C'est l'encours total des quelque 58 millions de Livrets A à fin mai.
LES FRAIS BANCAIRES AUGMENTENT TROIS FOIS PLUS VITE QUE L'INFLATION Les frais bancaires repartent à la hausse. Selon l'Observatoire des tarifs bancaires, les prix des services bancaires ont augmenté de 2,7% entre février 2025 et février 2026. C'est environ trois fois plus que l'inflation sur la même période. Après une hausse de 3,1% l'an dernier, les banques poursuivent leur mouvement tarifaire, alors même que le pouvoir d'achat des ménages reste sous pression. Le premier poste concerné, ce sont les frais de tenue de compte. Leur prix moyen annuel progresse de 3,71% cette année, pour atteindre 22,39 euros en moyenne. Même pour simplement conserver un compte bancaire ouvert, la facture continue d'augmenter. Les cartes bancaires ne sont pas épargnées. Le prix d'une carte internationale à débit immédiat augmente de 1,59%, tandis que celui d'une carte à débit différé progresse de 1,57%. En moyenne, ces cartes coûtent désormais autour de 45 euros par an. Les offres groupées, très utilisés par les clients, augmentent de 2,37% entre avril 2025 et avril 2026. Ces packages incluent souvent la carte bancaire, la gestion du compte, l'assurance des moyens de paiement et plusieurs services du quotidien. Pour beaucoup de Français, c'est le forfait bancaire standard. Les banques défendent cette évolution. La Fédération bancaire française estime que les tarifs restent sur une trajectoire maîtrisée dans le temps. Le secteur met en avant la hausse de ses propres coûts : salaires, informatique, cybersécurité, digitalisation, conformité réglementaire, maintenance des systèmes et protection contre la fraude. Mais les associations de consommateurs contestent cette lecture. L'Union nationale des associations familiales rappelle que les grandes banques françaises restent très rentables. En 2025, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE et Crédit Mutuel ont cumulé plus de 35 milliards d'euros de bénéfice net.
SAS COMMANDE JUSQU'À 40 AIRBUS A330 POUR PLUS DE 10 MILLIARDS DE DOLLARS C'est une commande historique pour l'aviation européenne. Après des années de difficultés financières et une profonde restructuration, la compagnie scandinave SAS annonce la plus importante commande d'avions de son histoire. Le chiffre : jusqu'à 40 Airbus A330, pour un montant total supérieur à 10 milliards de dollars. Le directeur général de la compagnie, Anko van der Werff, parle d'un investissement historique et d'un signe fort de confiance dans l'avenir. SAS mise sur des avions gros-porteurs Airbus, avec une combinaison d'A330-900neo et d'A330-300. Ces appareils peuvent transporter environ 250 à 300 passagers, selon les configurations choisies par la compagnie. L'A330neo peut parcourir jusqu'à 13 600 kilomètres, ce qui en fait un avion adapté aux grandes routes long-courriers, notamment entre l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie. Les cartes bancaires ne sont pas épargnées. Le prix d'une carte internationale à débit immédiat augmente de 1,59%, tandis que celui d'une carte à débit différé progresse de 1,57%. Le vrai sujet, c'est aussi Air France-KLM. Le groupe franco-néerlandais détient déjà 19,9% du capital de SAS et doit mont
DRAM et NAND. Derrière ces deux acronymes se cachent des composants incontournables de l'électronique grand public, des smartphones aux ordinateurs en passant par les consoles de jeux. Deux familles de puces mémoire dont la folle inflation alimente de multiples hausses de prix, à l'image de celles annoncées la semaine dernière par Apple. En cause: le développement effréné des infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle générative. Si une accalmie était encore espérée il y a quelques mois pour l'année prochaine, elle ne devrait finalement pas intervenir avant 2028. D'ici là , de nouvelles lignes de production devraient entrer en service, contribuant à résorber le déficit d'offre. Pour autant, aucun observateur n'anticipe une chute massive des tarifs des mémoires, encore moins un retour à leurs niveaux du début 2025, au moins pas tant que l'euphorie autour de l'IA perdurera. Les prix élevés sont devenus "la nouvelle norme", expliquait ainsi la semaine dernière un dirigeant du fabricant d'ordinateurs chinois Lenovo. "Le temps du silicium à bas coût est terminé", résumait en début d'année Carl Pei, le fondateur de la marque de smartphones Nothing. Oligopole Les DRAM, ou mémoires vives dynamiques, fournissent un stockage temporaire des données utilisées par le processeur lors de l'exécution de logiciels ou d'applications. Elles se déclinent en trois grands types (GDDR, DDR et LPDDR), selon les impératifs de vitesse ou de consommation d'énergie. Les NAND sont des mémoires flash, qui permettent de conserver des fichiers même lorsque l'appareil est éteint. Elles sont présentes dans les clés USB, les cartes mémoire et les disques durs SSD, qui ont remplacé les disques durs traditionnels dans la majorité des produits grand public. Le marché des DRAM est dominé par un oligopole composé de trois acteurs – les sud-coréens SK Hynix et Samsung, et l'américain Micron –, qui s'accaparent plus de 90% des ventes, selon les estimations du cabinet Counterpoint. Seul le chinois CXMT affiche aussi des volumes significatifs, mais ses mémoires sont principalement destinées à son marché domestique. Le secteur des NAND est plus concurrentiel. Si ces trois entreprises captent 60% du marché, trois autres acteurs – l'américain SanDisk, le japonais Kioxia et le chinois YMTC – se partagent les 40% restants. Mémoires à large bande passante Le marché des puces mémoires est coutumier des fluctuations de prix importantes, alternant régulièrement entre épisodes de pénurie et de surproduction. À partir de fin 2022, par exemple, les tarifs s'étaient effondrés après le repli des ventes de smartphones et surtout d'ordinateurs, contrecoup de la crise sanitaire qui avait auparavant fait grimper la demande. L'année suivante, SK Hynix et Micron avaient ainsi enregistré la plus importante perte opérationnelle de leur histoire. Samsung avait accusé un plongeon de 77% de ses profits, plombé par sa division semi-conducteurs. L'envolée actuelle des prix a véritablement débuté à l'automne. Elle est la conséquence de la demande exponentielle pour les mémoires à large bande passante (HBM), qui permettent d'accélérer les vitesses de traitement tout en réduisant la consommation d'énergie. Couplées à des cartes graphiques et à des processeurs, elles sont devenues indispensables à l'entraînement et à l'inférence des modèles d'IA. Les besoins pour ces puces explosent, portés par l'accroissement colossal de la puissance de calcul et par un nombre toujours plus élevé de HBM intégrées dans chaque système d'IA. Sous-investissement Pour satisfaire cette demande, les fabricants ont réorienté une partie de leurs lignes de production, au détriment des DRAM et des NAND. Le cabinet TrendForce estime ainsi que 70% de la production mondiale de mémoires est désormais dédiée aux HBM et aux autres puces utilisées par les infrastructures d'IA. Conséquence: les tarifs des DRAM ont été multipliés par près de quatre en seulement neuf mois. Cette tendance devrait se poursuivre. Les analystes de Jefferies anticipent que les prix pourraient encore doubler d'ici à la fin de l'année, avant de progresser d'environ 50% en 2027. SK Hynix, Samsung et Micron n'avaient pas anticipé une demande aussi massive. Pire encore, les trois sociétés ont sous-investi ces dernières années, après la dernière crise de surproduction qui a frappé le secteur. Si elles prévoient désormais d'augmenter leurs capacités, leurs nouvelles usines ne seront pas opérationnelles avant 2027 ou 2028. Et rien ne garantit qu'elles ne soient pas consacrées principalement, voire intégralement, aux mémoires pour l'IA. Sans compter l'émergence de nouveaux produits, comme les robots, qui nécessiteront eux aussi des mémoires. RAMpocalypse Cette situation fait les affaires des géants des mémoires, qui affichent une croissance spectaculaire et des profits sans précédent. Elle pénalise en revanche toutes les entreprises qui achètent des DRAM et des NAND. Celles-ci doivent désormais arbitrer entre hausses de prix, contraction de leurs marges ou réduction de la mémoire. Des pans entiers du marché pourraient disparaître, comme les smartphones à moins de 100 dollars, dont le modèle économique ne tient plus. La marque à bas prix CMF, filiale de Nothing, vient par exemple d'annuler le lancement de son prochain modèle. Au-delà de la flambée des prix, le danger vient aussi d'une potentielle rupture d'approvisionnement. Selon l'analyste Ming-Chi Kuo, Apple pourrait produire de 10 à 20% de nouveaux iPhone en moins qu'initialement prévu. D'après le Nikkei, Xiaomi anticipe de livrer 95 millions de smartphones en 2026, contre une prévision de 135 millions en début d'année. Et 170 millions d'unités expédiées l'an passé. Cette RAMpocalypse pourrait se traduire par une chute historique du marché des smartphones, prédit le cabinet IDC. Les ordinateurs et les tablettes seront également fortement pénalisés.
C'est l'anagramme Ă l'âme que Moko Hirayama et Omar Koreitem ont troquĂ© Mokoloco pour Locomal, clĂ´turant ainsi leur cantine Ă chef·fes tournant·es pour un repaire mexicanaille Ă la façade embeigĂ©e. Aux fourneaux de l'Ă©ternelle cuisine ouverte sur la salle format couloir ? Jose Oviedo, passĂ© par El Nopal et Mokonuts, la maison mère du tandem, qui avive les palais de trĂ©sors bien Ă lui (comme le tamal, une pâte de maĂŻs cuite vapeur dans sa feuille, ou les totopos, des morceaux de tortillas passĂ©s au four et flanquĂ©s de salsas du jour), aussi bien pour l'apĂ©ro qu'au grĂ© d'un menu unique en cinq temps. Et ça suit cĂ´tĂ© liquides, entre micheladas et mezcal de lĂ -bas, additionnĂ©s de quelques vins bien faits pour la touche 11e. · Harry Gobeur GoĂ»tĂ© ce soir-lĂ : entre autres mexikifs, un taco roulĂ© comme un cigare, frit et fourrĂ© de PDT, purĂ©e de carotte et fromage de brebis ; ainsi qu'une Ă©lĂ©gante quesadilla Ă l'emmental, tapissĂ©e d'une mĂ©morable purĂ©e de cresson, plus porc fondant, salicorne grillĂ©e, broccolini et radicchio. Les prix : tacos et petites assiettes 8-19 €, menu unique 55 € (5 temps). Horaires : taquerĂa de 17h Ă 19h, dĂ®ner de 19h Ă 22h. FermĂ© dimanche et lundi. Locomal – 74, rue Charonne, 75011 Paris
À mi-chemin entre Bastoche et Charonne, le culte Motel a échangé sa bande-son indé et son sol houblonné pour un parquet verni et un comptoir en inox. C'est désormais juché·e sur un tabouret en bois mat ou chromé que l'on vient boire et se faire voir, servi·e par des néo-pompistes façon dive bar. À la carte ? Des cocktails bien shakés, des Bud fraîches en canette et même des jus nature sûrs, histoire de parer à toutes les soifs. · Harry Gobeur Les prix : de 10 à 15 € Horaires : de 18h (16h samedi et dimanche) à 2h (0h30 dimanche). Fermé lundi. Superfine – 8, passage Josset, 75011 Paris
Quel meilleur décor que la gare du Nord bruxelloise, point de départ (ou d'arrivée, c'est selon) de moult pérégrinations, pour révéler le palmarès du nouveau guide Fooding Belgique ? Hier soir, dans l'espace de création Track, ce sont quelque 10 adresses coups de cœur qui ont été primées, aussi bien en Flandre qu'en Wallonie, à Bruxelles même aussi, et qui incarnent magnifiquement le thème de cette édition 2026 : Nord-Zuid ! Pssst ! Le précieux guide sort aujourd'hui même en Belgique comme en France, à shopper en kiosque, dans les magasins Delhaize, dans les (bonnes) librairies et, toujours, dans notre boutique en ligne !