Les faits ➡️ Le 12 juin, les États-Unis ont demandé à l'entreprise américaine d'IA Anthropic de bloquer l'accès à ses 2 modèles d'IA les plus puissants pour tout ressortissant étranger. Face à l'impossibilité de filtrer les utilisateurs selon leur nationalité, Anthropic a finalement coupé l'accès à ces modèles pour tout le monde, comme on l'expliquait dans cette vidéo . À l'époque, l'administration Trump expliquait simplement que ces modèles étaient suffisamment puissants pour présenter des risques en matière de cybersécurité. Mais aujourd'hui, on en sait davantage sur les raisons qui auraient conduit à cette décision. 🚨 Selon le Wall Street Journal , Amazon, l'un des principaux investisseurs d'Anthropic, aurait alerté le gouvernement après que ses chercheurs ont réussi, grâce à des requêtes très ciblées, à pousser l'un des modèles à révéler des informations potentiellement exploitables dans le cadre d'une cyberattaque. Pourtant, Anthropic assurait avoir mis en place des garde-fous : lorsqu'une demande touche à des sujets sensibles, ce ne sont plus les modèles les plus avancés qui répondent, mais des versions moins performantes. Amazon aurait toutefois trouvé un moyen de contourner cette protection et a donc préféré en informer le gouvernement. 💻 Entre de mauvaises mains, ces IA pourraient devenir de véritables armes pour les hackers. Ces IA sont capables d'identifier des vulnérabilités et d'aider à compromettre des systèmes informatiques appartenant à des gouvernements, des entreprises ou des banques. Anthropic minimise l'ampleur et affirme que la faille est limitée , qu'elle n'est pas unique à son modèle et qu'il ne s'agit pas d'un "jailbreak universel" permettant de contourner l'ensemble des protections. Mais ce n'est pas la seule inquiétude. Selon Semafor, qui cite une source anonyme, les États-Unis soupçonneraient également qu'un groupe chinois ait réussi à accéder à l'un de ces modèles avant son interdiction.
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La France suffoque à nouveau sous des chaleurs caniculesques et les spécialistes l'ont répété toute la semaine : 2025 est l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées, certes, mais elle risque surtout d'être la plus froide du reste de notre vie. Dans ce contexte, l'eau devient une denrée plus stratégique que jamais. en particulier pour les datacenters qui en ont besoin pour refroidir leurs serveurs. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les datacenters pourraient capter des dizaines de milliards de litres d'eau d'ici à 2030, sans compter la consommation indirecte. Dans plusieurs pays marqués par la sécheresse, l'implantation de datacenters soulève l'indignation. De quoi questionner la pérennité de l'infrastructure titanesque sur laquelle repose le monde numérique. A Vivatech la semaine dernière, Jeff Bezos a provoqué une polémique en expliquant qu'il fallait privilégier le refroidissement des data centers à la consommation humaine. « Si nous privons notre infrastructure de données de ressources de refroidissement uniquement pour maintenir un confort humain minimal, nous retardons activement l'émergence d'une super-intelligence qui pourrait résoudre tous nos problèmes de ressources. Il faut parfois privilégier l'intelligence qui nous sauvera à la biologie qui nous ralentit »
LA DETTE PUBLIQUE FRANÇAISE ATTEINT UN NOUVEAU RECORD
La dette française continue de grimper. Selon l'Insee, elle atteint désormais 3 536,1 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2026. En seulement trois mois, la France a ajouté 75,6 milliards d'euros de dette supplémentaire. Rapportée au PIB, la dette publique représente désormais 117,5% de la richesse nationale, contre 115,7% fin 2025.
L'État porte l'essentiel de cette hausse. Sa contribution à la dette augmente de 66,3 milliards d'euros sur le seul premier trimestre 2026. Dans le détail, l'encours de titres négociables de long terme progresse de 58,4 milliards d'euros, tandis que les titres de court terme augmentent de 7,9 milliards. En clair : l'État continue d'emprunter massivement pour financer ses besoins.
La France n'est plus dans l'environnement confortable des années de taux zéro. Pendant longtemps, l'endettement pouvait augmenter sans que la charge d'intérêts ne devienne immédiatement insoutenable. Cette période est terminée. Le vrai sujet, désormais, c'est l'effet boule de neige. Plus la dette augmente, plus les intérêts coûtent cher. Et plus les intérêts coûtent cher, plus ils réduisent les marges de manœuvre budgétaires.
La Cour des comptes parle déjà d'une situation budgétaire "alarmante". Les magistrats financiers estiment que la France ne peut plus repousser les ajustements nécessaires. Le retour du déficit sous les 3% du PIB en 2029 paraît de plus en plus difficile, surtout dans un contexte où plusieurs vents contraires s'accumulent : guerre au Moyen-Orient, inflation plus élevée, ralentissement de l'activité et remontée du coût de la dette.
Le chiffre à surveiller, c'est la charge de la dette. Elle pourrait atteindre 77,4 milliards d'euros cette année, avant de dépasser largement les 100 milliards d'euros d'ici la fin de la décennie. Selon l'Institut économique Molinari, la dette accumulée depuis la première élection d'Emmanuel Macron atteindrait 1 254,8 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2026. Le seuil des 1 000 milliards avait déjà été franchi au troisième trimestre 2024. Et selon les projections de l'institut, cette facture pourrait grimper à 1 434 milliards d'euros à la fin du quinquennat.
LES FRANÇAIS ONT PERDU 25 M² DE POUVOIR D'ACHAT IMMOBILIER EN 25 ANS
Le logement est devenu l'un des grands marqueurs du déclassement français. Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, les ménages ont perdu environ 25 m² de pouvoir d'achat immobilier depuis 1999.
Les notaires mesurent ce pouvoir d'achat immobilier en divisant la capacité d'emprunt des ménages par le prix moyen au m² des logements anciens vendus. Le prix de l'immobilier dépend aussi des revenus, des taux d'intérêt, des conditions de crédit et de la capacité réelle des ménages à emprunter.
Le vrai problème, c'est la combinaison de plusieurs contraintes : des prix encore élevés, un niveau de vie sous pression, une remontée brutale des taux d'emprunt et une capacité d'achat rognée. Même lorsque les prix baissent, cela ne suffit pas toujours à redonner du pouvoir d'achat immobilier. Si les taux montent en même temps, la mensualité reste élevée et la surface achetable continue de reculer.
L'évolution n'a pas été linéaire. Entre 1999 et 2008, le pouvoir d'achat immobilier s'est effondré, passant de 99 m² à 58 m². Puis, entre 2008 et 2017, il a rebondi pour atteindre 85 m², porté notamment par la baisse historique des taux d'intérêt. Entre 2017 et 2021, la situation s'est stabilisée. Mais à partir de 2021, le marché a de nouveau décroché. Entre 2021 et 2023, le pouvoir d'achat immobilier est passé de 84 m² à 74 m², avec une perte particulièrement marquée en 2023.
Un étudiant peut renoncer à ses études faute de chambre. Un jeune actif peut refuser un emploi parce qu'il ne trouve pas de logement près de son travail. Une famille peut repousser un projet d'enfant parce qu'elle n'a pas assez de place. C'est là que la crise immobilière devient une crise sociale, économique et démographique.
Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, veut créer 2 millions de logements d'ici 2030, en combinan[t...]
Tim Cook avait prévenu. Jeudi, Apple a annoncé une série de hausses de prix pouvant atteindre 33%, principalement sur sa gamme de Mac et d'iPad. Pour l'instant épargné, l'iPhone pourrait toutefois subir le même sort en septembre, lors du lancement des nouveaux modèles. En cause, l'envolée des tarifs sur le marché des puces mémoire, alimentée par la demande liée à l'intelligence artificielle générative. "La situation est devenue intenable", résumait la semaine dernière le patron du groupe à la pomme, interrogé par le Wall Street Journal. Jusqu'à présent, Apple avait choisi d'absorber la hausse des coûts, profitant de ses marges élevées pour éviter de pénaliser la demande. Au premier trimestre, les ventes d'iPhone ont même légèrement progressé, alors que le marché est reparti à la baisse, plombé par l'augmentation des prix des smartphones d'entrée et de milieu de gamme. Le lancement des nouveaux modèles en septembre représente toutefois une occasion idéale d'ajuster ses tarifs, non seulement pour répercuter, au moins en partie, les surcoûts déjà enregistrés, mais aussi pour anticiper ceux attendus dans les prochains mois. Tarifs multipliés par quatre La situation ne devrait en effet pas s'améliorer avant, au mieux, la mi-2027. À l'origine de ce bouleversement: le développement effréné des infrastructures dédiées à l'IA, particulièrement gourmandes en mémoire, notamment en puces à large bande passante (HBM). Pour répondre à cette demande, les trois géants du secteur – les coréens SK Hynix et Samsung, ainsi que l'américain Micron – ont réorienté une partie de leurs lignes de production vers ces composants plus lucratifs, au détriment des mémoires DRAM et NAND destinées aux smartphones, ordinateurs, tablettes ou consoles de jeux. Conséquence: les prix de ces puces s'envolent. Selon les estimations du cabinet TrendForce, ils ont été multipliés par près de quatre en seulement neuf mois. Certes, les fabricants prévoient d'augmenter leurs capacités, mais la mise en service de nouvelles lignes de production prend du temps. Surtout, ces investissements sont principalement, voire exclusivement, destinés aux mémoires pour l'IA. Les analystes de Morgan Stanley anticipent ainsi une hausse de 30% de la production de puces DRAM d'ici 2027, mais une baisse de 15% pour celles destinées aux appareils électroniques grand public. Un surcoût de 144 dollars ? Concrètement, le coût des mémoires DRAM et NAND s'élevait à 52 dollars pour l'iPhone 17 Pro lors de son lancement en septembre dernier, selon des estimations du cabinet TechInsights citées par le Wall Street Journal. Cela représentait environ 9% du coût des composants, un niveau particulièrement bas à l'échelle du marché. Pour son successeur, attendu cet automne, la facture pourrait grimper à 196 dollars, soit 22% du total, à périmètre de coûts comparable. La DRAM deviendrait notamment le composant le plus onéreux du smartphone, devant le processeur et le module photo. Si ces chiffres restent des estimations, basées sur les tarifs de marché et non sur ceux négociés avec les fabricants, ils illustrent le dilemme auquel le groupe est confronté. Sans hausse du prix de vente – et sans tenir compte d'éventuelles augmentations sur d'autres composants –, la marge brute sur l'iPhone passerait de 47% en septembre 2025 à 34% un an plus tard. Pour maintenir le même niveau de rentabilité, Apple devrait relever le prix de son smartphone d'environ 270 dollars. Un surcoût qui semble trop élevé pour être entièrement répercuté sur les consommateurs. Plus de matelas de sécurité Plus probablement, le géant de Cupertino devrait opter pour une hausse comprise entre 100 et 200 dollars sur sa gamme de nouveaux iPhone. Un ajustement qui permettrait de limiter l'érosion des marges à court terme, sans pour autant absorber entièrement la progression attendue des prix des mémoires au cours des trimestres suivants. Les répercussions pourraient alors être doublement négatives: une baisse des profits réalisés sur chaque appareil vendu, mais aussi un repli des volumes, y compris sur les anciens modèles, dont les prix pourraient ne pas baisser comme habituellement. Jusqu'ici, la hausse des tarifs des mémoires
1/ Les data centers vs la canicule : 0-1. Selon le président de l'European Data Centre Association (l'un des principaux lobbies du secteur, interrogé par Politico ), l'Europe devra très prochainement construire de nouvelles centrales à gaz , afin de pouvoir alimenter les besoins en data centers . Si, si : les réseaux électriques (et même d'éventuels futurs réacteurs nucléaires) n'arriveront pas assez vite pour suivre la demande . En clair : pour gagner la course de l'IA face à la Chine, il faut, et c'est dit de façon assez claire, ralentir sur les objectifs climatiques. Ce qui voudrait dire… encore plus de canicules ? Rappelons que les data centers sont eux-mêmes menacés par la chaleur (ils ne fonctionnent pas au-dessus de 45°C – il y a encore un peu de marge mais on n'est plus très loin). Les Échos nous rappellent qu'en 2022, Google et Oracle avaient dû couper une partie de leurs serveurs au Royaume-Uni lors d'une canicule historique. Et, vous le savez sans doute , ces immenses fermes de serveurs peuvent aussi contribuer à créer des îlots de chaleur locaux (un phénomène scientifique appelé data heat island effect ), avec des hausses de température pouvant atteindre +9 °C à proximité de certains sites. En résumé : les data centers réchauffent la planète, la planète qui se réchauffe menace les data centers, et la solution envisagée consiste à construire davantage de centrales à gaz pour… alimenter davantage de data centers ? Euh…
2/ Votre retraite gérée par Elon Musk , ça vous dit ? Pas vraiment ? Ça paraît absurde dit comme ça, mais avec l'entrée en bourse de SpaceX, ça pourrait bientôt être le cas pour des millions d'Américains . En effet, une grande partie des plans retraite états-uniens (les fameux 401(k) ) sont investis dans des fonds indiciels qui achètent automatiquement les plus grosses entreprises du marché. Résultat : des épargnants qui n'ont jamais voulu miser un centime sur SpaceX , l'IA ou la colonisation de l'espace, risquent d'en devenir actionnaires malgré eux . « Nous avons tous été forcés d'entrer dans un immense casino » , résume un ingénieur interrogé par le Guardian . Un autre juge « aberrant » que sa retraite soit désormais liée au sort de quelques géants de la tech qu'il estime impossibles à tenir responsables de leurs actes. Il faut dire que l'introduction en bourse de SpaceX a quelque chose d'assez vertigineux : avec une valorisation de 1 770 milliards de dollars, l'entreprise a brièvement dépassé Amazon et Microsoft pour devenir la quatrième société cotée la plus valorisée au monde. Sauf que… Depuis quelques jours, la fusée commence à redescendre : l'action a déjà perdu plus de 16% en une seule séance cette semaine. De quoi alimenter les inquiétudes de ceux qui voient dans l'IA une gigantesque bulle spéculative (et ils sont nombreux ). Reste également un paradoxe cruel : les fonds indiciels ont longtemps été vendus comme la solution la plus simple et la plus prudente pour préparer sa retraite . Mais à mesure que quelques entreprises capturent une part toujours plus importante des marchés, même les placements les plus « passifs » finissent par ressembler à un pari géant sur… l'IA, les fusées et la colonisation de l'espace !
3/ Gen Z vs boomers épisode 42593. Connaissez-vous le « boomer dilemma » ? C'est le nouveau casse-tête existentiel dans lequel se retrouve une partie des salariés de plus de 50 ans. Pendant des décennies, ils ont gravi les échelons en imaginant finir leur carrière tranquillement ... jusqu'à ce que l'IA débarque. À quelques années de la retraite, les voilà désormais contraints d'apprendre à utiliser ces outils coûte que coûte , pour éviter de se prendre les pieds dans des « boomer-traps »… et de devenir obsolètes.
Une news raccourcie pour cause de surchauffe ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
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Une news raccourcie pour cause de surchauffe
Sur les 78 mails commerciaux, promotionnels ou culturels reçus ce matin, tous, absolument tous, - de l'assurance auto au nouveau bar à vins - parlent de la CA-NI-CU-LE. Et à l'heure où j'écris ces quelques lignes, je suis effectivement enfermée dans une pièce calfeutrée, une serviette mouillée sous mes pieds, une autre sur la nuque. Le soleil tape sur les stores, qui tapent sur les persiennes, qui tapent sur les rideaux tirés, et j'ai déjà l'immense chance d'avoir trois barrières thermiques pour résister à l'assaut de Phébus qui cogne jusqu'à 22 heures…
Depuis plus de vingt ans, on nous rabâche que l'augmentation hors norme des températures ne devrait faire "qu'empirer dans les années qui viennent", que nous allons connaître des "écarts de températures spectaculaires" avec des hivers plus rudes et des étés brûlants. Et pourtant, dans les hôpitaux, les écoles, les établissements publics, souvent pas de clim… Cette clim, devenue le sujet du moment des candidats à l'élection présidentielle. Chacun y allant de sa solution : les démagos qui promettent d'installer la climatisation partout ; les rêveurs écologistes qui votent pour la végétalisation des façades et des trottoirs ; les utopistes déconnectés qui prônent le congé thermique.
Hier, la ministre de la Transition écologique, dont personne ne connaît ni le nom ni le visage, Monique Barbut, faisait sa première interview radiophonique sur France Inter. Elle essayait vainement de défendre un budget et des actions d'une pauvreté accablante. Il faut dire qu'avec l'inadaptabilité structurelle de nos infrastructures au changement climatique, elle n'est pas gâtée, Monique. Pas plus que la ministre de la Santé, dont personne ne connaît davantage ni le nom ni le visage, Stéphanie Rist, qui assure que "la mobilisation est générale".
Malheureusement, avec une dette publique de 3 536 milliards d'euros, la troisième plus élevée de la zone euro, après la Grèce et l'Italie, il est probable qu'on continue à utiliser les brumisateurs, ventilateurs, bassines… Il paraît qu'il faut mouiller ses chaussettes, les mettre au congélo et les enfiler glacées. Une mesure qui ne devrait pas trop grever le budget.
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De A Ă Z
Quand on en a l'occasion, le musée reste une excellente alternative pour passer un moment à la fraîche. À la Maison Européenne de la Photographie, la climatisation marche très bien - le personnel, attentif, vient le vérifier régulièrement - et l’exposition collective La Photographie en toutes lettres réunit 36 artistes issus de la Collection d'entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP. Disposé par lettre, sous des dénominations aussi originales que B comme Bourgogne, K comme Kodak, O comme Ovale ou S comme Simulacre, cet accrochage collectif permet de faire un tour complet de l’oeuvre photographique, de Nicéphore Niépce jusqu'à Malick Sidibé en passant par Robert Mapplethorpe. Le parcours est intelligent, esthétique, exhaustif et souvent drôle, à l'instar de cette pièce de Sophie Calle, Vingt ans après, de 2001, dans laquelle le galeriste Emmanuel Perrotin, qui cherche à la "signer", la fait suivre toute une journée, de façon flagrante, par Duluc détective !
L'exposition n’occupe qu’un étage, on peut donc prolonger la balade climatisée avec les autres expositions monographiques proposées. Moins convaincantes, à mon sens, mais tout aussi frisquettes.
La Photographie en toutes lettres Maison Européenne de la Photographie Jusqu’au 13 septembre 2026
La recette
J'avais deux restos épicés dont je voulais vous parler, mais — je ne sais pas pourquoi — j'hésite… On va plutôt partir sur une recette de soupe glacée :
- 200 g de concombre, épépiné et partiellement pelé - 200 g d'avocat - 20 cl de bon lait d'amandes - Le jus d'un citron vert - Une petite poignée de coriandre — ou pas - 30 cl d'eau, ou un peu plus selon votre goût - Sel, poivre, piment d'Espelette ou un petit piment oiseau (attention…)
On mixe, on met au frais, et on déguste parsemée d’un peu de gomasio ou de graines de sésame.
Ce n’est absolument pas la photo de ma soupe, que j’ai oublié d’élégamment photographier, mais ça fera l’affaire. Il fait trop chaud pour s’en offusquer.
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C'est un vendredi après-midi morne chez Odalys. Comme tous les vendredis. Mais aussi les jeudis, les mercredis, les mardis et les lundis. Dehors, le temps est radieux, mais à l'intérieur, il fait toujours un peu sombre : lorsque la tour a été construite, dans les années 70, un architecte brillant s'est dit que ce serait une super idée de faire les vitres d'un verre couleur marronnasse, ça donnerait du pep's à l'ensemble. Fun fact, cette tour à la Défense a été la dernière "prouesse" de l'architecte en question, qui a, pour le bien de l'humanité, passé le reste de sa vie à designer des ronds-points de zone commerciale. Mais heureusement, en ce vendredi, peu de gens sont là pour sentir leur âme s'échapper par les vitres maronnasse d'Odalys, car l'immense majorité de la boîte est en télétravail. On pourrait même croire que les bureaux sont complètement déserts. Pourtant, soudain, un cri de stupeur retentit, qui vient ricocher sur les murs en placo et mourir sur la moquette beigeasse.
Expéditeur : rh@odalys.fr Destinataire : all-company Objet : Augmentations 2026
Cher Odalyens,
Comme chaque année, nous sommes heureux de vous annoncer le lancement de la campagne d'augmentations. Cette année, l'enveloppe globale s'élève à 1,8 % de la masse salariale, soit, compte tenu de l'inflation, une baisse de salaire générale que nous avons choisi de présenter comme une augmentation. Ce chiffre de 1,8 % n'a bien sûr pas été décidé par hasard. C'est ce qu'il restait une fois que nous avons calculé les dividendes (vous serez ravis d'apprendre que nos heureux actionnaires ont bénéficié d'un rendement record l'année dernière, et attendent bien évidemment davantage l'année prochaine) ainsi que le package du COMEX et les frais de justice liés aux Prud'Hommes. Le reste de l'enveloppe est, comme toujours, attribué au mérite. Précisons ce que nous entendons par mérite : il ne s'agit pas de qui travaille le mieux, mais de qui a demandé le plus fort, de qui a menacé de partir, et de qui déjeune régulièrement avec la bonne personne. Les trois critères sont cumulables, voire multipliables pour nos collègues masculins. Nous tenons par ailleurs à remercier nos collaborateurs les plus anciens pour leur fidélité malgré le fait que nous les payons structurellement moins cher que les nouveaux arrivants recrutés sur le même poste. Comme vous le savez sans doute, si vous voulez une vraie augmentation, le plus efficace reste de démissionner et de revenir dans dix-huit mois. Enfin, pour celles et ceux à qui l'on a expliqué qu'il n'y avait "pas de budget" : il y avait un budget. Il est encore temps de vous inscrire au séminaire à Marrakech pour en voir la couleur.
Merci pour votre excellent travail cette année, Nous attendons évidemment beaucoup plus pour celle qui vient, Amitiés odalyennes, Le Comex
Sursauts. Cris. Surprise. Agitation. Panique. Un bruissement s'élève dans les bureaux. Des pas pressés sont étouffés ici et là par la moquette. Des gens passent de bureau en bureau, d'autres courent entre les étages, on entend des "t'as vu ???" et des "qu'est-ce qui leur arrive ?". Mais dans son bureau, qui est plus un réduit qu'un bureau, Jean-Kévin ne bouge pas un cil. Son regard, rivé sur l'écran, semble presque vide. Enfin, plus vide que d'habitude. D'un mouvement mécanique, il clique sur "Répondre à tous", et commence à taper.
Expéditeur : jeankevin.delarochebrune@odalys.fr Destinataire : all-company Objet : RE : Augmentations 2026
Salut la team,
Merci pour la transparence. Comme toujours, Odalys reste pionnier sur les pratiques managériales. Je dois vous avouer que j'espère fortement faire partie des h