sur Youtube, les Echos s'intéressent au leasing d'avion, un marché qui pèse déjà plus de 200 milliards de dollars et pourrait s'envoler jusqu'à 600 en 2035. En achetant un billet d'avion Air France, vous n'avez en réalité qu'une chance sur trois de monter dans un avion qui appartient réellement à la compagnie.
Deux géants californiens, une même semaine, le même objectif, Wall Street. OpenAI a déposé son dossier confidentiel d'IPO lundi, sept jours après Anthropic. Sur le papier, Anthropic l'emporte côté valorisation, 965 milliards de dollars, devant les 110 milliards levés par OpenAI en février. Mais OpenAI garde l'avantage en revenus bruts, avec 25 milliards de dollars d'ARR (revenus récurrents annualisés) contre 19 milliards pour Anthropic en mars, un chiffre qui grimpe à 47 milliards fin mai selon l'entreprise. Le plus impressionnant, c'est la trajectoire d'Anthropic, qui a multiplié sa valo par plus de 10 en un an. L'asymétrie d'usage est tout aussi frappante. ChatGPT a dépassé le milliard d'utilisateurs hebdomadaires en trois ans et demi, un record pour une application aussi jeune. Gemini a comblé l'écart depuis l'automne dernier, tandis que Claude, resté discret auprès du grand public, mise sur le BtoB, avec Claude Code comme produit phare. Le hic, ces deux croissances record n'effacent pas le mur qui se dresse devant elles. OpenAI prévoit 600 milliards de dollars d'investissement en infrastructure d'ici 2030, dont un contrat de 300 milliards avec Oracle. Anthropic multiplie de son côté les accords géants avec AWS, SpaceX et Microsoft.
🔍 Décryptage : Comment le gouvernement gère la canicule
Les faits ☀️ 49 départements, représentant près de 35 millions de Français, ont été placés en vigilance rouge canicule, un record. Météo-France n'exclut pas que la France connaisse dans les prochains jours la journée la plus chaude jamais enregistrée en métropole. Dans les zones concernées, les températures pourraient atteindre 40 à 42 °C, comme le souligne Franceinfo. Cet épisode, le 2e de l'année après celui de fin mai, pourrait approcher l'intensité de la canicule d'août 2003, qui avait causé près de 15 000 décès en une vingtaine de jours. Depuis cet épisode, la France s'est dotée de nombreux dispositifs de prévention : système de vigilance, alertes, plans sanitaires et meilleure préparation des soignants.
➡️ Sous l'effet du changement climatique, les canicules sont devenues plus fréquentes, plus longues et plus intenses. 2 constats s'imposent donc. D'abord, les États doivent réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique. Ensuite, le gouvernement français doit adapter durablement le pays à ces nouvelles conditions. La France vise la neutralité carbone en 2050, c'est-à-dire un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre produites et celles absorbées, notamment par les forêts. Cet objectif reste atteignable mais nécessite des transformations profondes.
Quelles réponses ? 🌍 À l'échelle mondiale, les accords de Paris de 2015 ont fixé l'objectif de limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, et si possible à 1,5 °C. Pourtant, de nombreux scientifiques jugent désormais ces seuils difficiles à respecter. Le retrait des États-Unis de l'accord après le retour de Donald Trump complique encore davantage la situation. Concernant l'adaptation aux fortes chaleurs, la réponse française repose encore largement sur des mesures de court terme. De nombreuses associations estiment que les dispositifs d'adaptation restent insuffisants face à l'ampleur des défis climatiques à venir.
Trump voulait un deal pour son anniversaire. Les Iraniens ont attendu après minuit à Téhéran avant de donner leur accord, pour éviter de lui faire ce cadeau, selon le New York Times. Une rigidité qui résume bien l'approche des négociateurs iraniens. Signé officiellement vendredi par Trump depuis Versailles, le protocole d'accord tient en une page. Présenté comme un accord préliminaire, il acte la position de force de Téhéran. À quelques mois d'une échéance électorale compliquée, n'ayant obtenu aucune concession par la force, Trump tente d'acheter une paix précoce, quel qu'en soit le prix. Sur le nucléaire, l'accord contient une concession iranienne de ne "jamais" produire d'armes nucléaires. Concession adossée à aucune action concrète, puisque l'accord prévoit littéralement que "l'Iran maintiendra le statu quo concernant son programme nucléaire." Contrairement aux accords conclus sous Obama, et révoqués par Trump, le deal ne dit rien des stocks d'uranium enrichi de Téhéran. Rien non plus sur d'éventuelles inspections indépendantes. Pour l'Iran, l'accord libère des financements conséquents : Levée de l'intégralité des sanctions, y compris de l'embargo sur l'exportation de pétrole iranien. Dégel des avoirs iraniens détenus à l'étranger et qui devraient désormais transiter par le Qatar pour redevenir "pleinement disponibles à l'usage" iranien. Plus spectaculaire encore : l'accord prévoit un plan de développement pour l'Iran de 300 milliards de dollars. On présume que les États du Golfe, pourtant lourdement bombardés par l'Iran, contribueraient. Le conflit a montré que l'Iran pouvait perturber l'économie mondiale en bloquant le trafic à Hormuz. L'Iran a maintenant trente jours pour rétablir le trafic dans le détroit. Les américains se retirent immédiatement, concédant implicitement à l'Iran le contrôle du passage. Les ambiguïtés de l'accord devraient profiter à l'Iran : Déminage : le calendrier et la responsabilité du déminage du détroit ne sont pas arbitrés, ce qui freinera la reprise du trafic. Droit de passage : l'Iran cherche toujours à taxer le transit des navires commerciaux dans le détroit. Le camp américain semble mesurer l'ampleur du fiasco. Axios rapporte que le directeur de la CIA a averti Trump de ses doutes sur la fiabilité des iraniens. Subtile prise de distance, qui évite de critiquer son patron directement mais fuite quand même dans la presse. Le LA Times soulignait le silence embarrassé de Marco Rubio depuis l'annonce de l'accord. L'offensive en Iran a divisé le camp Trump. Les "faucons" cherchent maintenant à se distancier de l'accord en l'attribuant à JD Vance, isolationniste défavorable au conflit. Au-delà de Washington, ce deal est aussi un désastre pour les partenaires américains : L'inclusion du Liban dans l'accord frustre les ambitions militaires de Netanyahu. En bombardant Beirut, le Premier ministre israélien avait cherché à perturber les négociations, et refuse toujours de se retirer du sud-Liban. Les pays du Golfe, qui commençaient à se rapprocher des États-Unis et d'Israël depuis les accords d'Abraham (2020), devront désormais conjuguer avec un régime iranien renforcé.
BRIEFING | Par Lukáš Macek Intégration graduelle à l'UE : un nouvel élan ou un vieux marché de dupes ? L'élargissement de l'UE connaît une nouvelle dynamique depuis 2022, mais la réflexion sur la manière de le rendre plus graduel peine à aboutir à des décisions politiques fortes. Des avancées accomplies – comme le Plan de croissance pour les Balkans occidentaux – manquent de visibilité, faute d'une dimension symbolique et d'une incarnation institutionnelle fortes. En amont du sommet UE-Balkans occidentaux du 5 juin et du sommet UE-Moldavie du 22 juin, le chancelier Merz a publié une lettre sur l'élargissement, puis la France et l'Allemagne ont fait circuler un non-paper intitulé « Un nouvel élan pour l'élargissement ». Ces textes ne sont pas isolés : un autre non-paper rédigé par l'Allemagne, le Benelux et la France ou la déclaration des « Friends of the Western Balkans » témoignent d'une effervescence qui dépasse le seul tandem franco-allemand. Un débat ancien L'idée d'intégrer les candidats de manière plus progressive, en commençant par les dimensions politiques, est apparue dès les années 1990. Mais la vision monolithique de l'adhésion à l'UE a prévalu : on adhère à tout et d'un coup, une fois qu'on est prêt pour (presque) tout. Or, faut-il vraiment qu'un pays candidat ait assimilé tout l'acquis communautaire et économiquement prêt pour pouvoir participer, par exemple, à la politique étrangère et de sécurité commune ? On connaît aussi le risque : créer un statut d'Etat membre « de seconde zone » pour mieux renvoyer la vraie adhésion aux calendes grecques. D'où la méfiance compréhensible des candidats et la nécessité de les convaincre qu'il s'agit d'accélérer et non pas de freiner l'adhésion. Ce sont les ambiguïtés à ce sujet qui ont contribué à l'échec de la « Confédération européenne » en 1991. Des initiatives qui changent la donne ? La lettre du chancelier Merz et le non-paper franco-allemand constituent la première initiative ambitieuse au plus haut niveau politique. Friedrich Merz propose d'offrir à l'Ukraine une « adhésion en tant que membre associé », tout en suggérant de rechercher des « solutions innovantes » pour les autres candidats et d'« accélérer aussi leur adhésion ». Le non-paper franco-allemand porte l'idée d'« une boîte à outils » pour une « intégration progressive et mieux structurée ». Les deux esquissent une participation des pays candidats aux institutions de l'UE, sans droit de vote. Ils cherchent aussi à convaincre qu'il s'agit bien de faciliter l'adhésion. Ainsi le chancelier Merz parle d'« un immense pas en avant, qui rapproche [l'Ukraine] immédiatement d'une adhésion à part entière » et d' « un statut substantiellement équivalent à celui d'un État membre, qui dépasse de loin ce que nous pourrions lui offrir à moyen terme dans le cadre de notre processus d'adhésion ». Le non-paper réaffirme « l'objectif d'une adhésion à part entière » et la volonté « ni de remplacer cette adhésion, ni d'allonger le chemin qui y mène », mais de « mettre en place des mesures incitatives qui favorisent une progression plus rapide ». En assumant avec réalisme la difficulté politique des futures ratifications – en particulier en France – Friedrich Merz prône une approche pragmatique qui « ne nécessiterait ni la ratification du traité d'adhésion conformément à l'article 49 du TUE, ni aucune modification des traités, mais simplement un accord politique solide ». C'est une différence majeure par rapport à la récente idée d' « adhésion inversée » envisagée par la Commission. Quelques regrets L'absence de lien clair entre les deux textes éveille un doute sur le degré de convergence des vues entre Berlin et Paris et sur une question de fond : pourquoi le non-paper ignore l'idée d'un « Etat membre associé », promue par le chancelier allemand ? Si cela traduit la volonté assumée de favoriser l'Ukraine, la frustration des « vieux » candidats risque de s'approfondir. Si le nouveau statut est attractif, pourquoi ne pas le proposer aux pays dont la perspective d'adhésion est sans doute plus proche, mais pas imminente ? A l'inverse, si l'offre n'est pas pertinente pour ceux qui espèrent adhérer autour de 2030, pourquoi convaincrait-elle l'Ukraine ?
KEIR STARMER A ANNONCÉ SA DÉMISSION Nouveau séisme politique au Royaume-Uni. Keir Starmer a annoncé ce lundi sa démission de son poste de Premier ministre britannique, moins de deux ans après son arrivée triomphale à Downing Street. Arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une victoire massive du Parti travailliste, Keir Starmer quitte déjà la scène, lâché par une partie importante de son propre camp. Plus de 100 députés travaillistes, soit environ un quart du groupe parlementaire, réclamaient son départ. Plusieurs poids lourds du gouvernement l'auraient aussi poussé à fixer une date de sortie. Starmer avait été élu pour ramener de la stabilité après des années de chaos conservateur. Mais il s'est retrouvé rattrapé par une économie atone, des services publics dégradés, une colère sociale persistante et un parti travailliste divisé. Pourquoi ? Parce que le Royaume-Uni continue d'enchaîner les crises politiques depuis le Brexit. Si son successeur est nommé rapidement, il pourrait devenir le 7e Premier ministre britannique en dix ans depuis le référendum de 2016. Les candidatures doivent s'ouvrir à partir du 9 juillet, avec l'objectif d'avoir un nouveau dirigeant avant la reprise parlementaire de septembre. Mais si aucun concurrent sérieux ne se présente, Andy Burnham pourrait accéder très vite au pouvoir, potentiellement dès le 17 juillet. Andy Burnham apparaît désormais comme l'homme fort du Labour. Maire du Grand Manchester depuis 2017, surnommé le "roi du Nord", il incarne une ligne plus populaire, plus territoriale, et veut "changer le Labour et le pays". Au fond, cette démission raconte une nouvelle fois la difficulté à gouverner le Royaume-Uni post-Brexit. Le pays cherche de la croissance, des services publics solides, une ligne migratoire crédible et une stratégie industrielle claire. Mais chaque Premier ministre se retrouve broyé par les contradictions du moment.
LE "CONGÉ CLIMATIQUE" S'INVITE DANS LE DÉBAT SUR LE TRAVAIL Avec la multiplication des canicules, la question n'est plus seulement de savoir comment rafraîchir les villes. Elle devient aussi sociale : comment protéger les salariés quand les températures rendent le travail dangereux ? En France, Les Écologistes proposent la création d'un congé climatique payé, allant jusqu'à 5 jours par an. L'objectif : permettre aux salariés exposés, aux personnes vulnérables ou aux parents confrontés à une fermeture d'école de ne pas perdre de revenu en cas d'événement météo extrême. Aujourd'hui, en France, les règles restent très inégales selon les secteurs. Dans le BTP, la canicule peut déjà être considérée comme un motif de chômage technique lorsque les fortes chaleurs durent au moins 3 jours consécutifs, notamment en vigilance orange ou rouge. Mais pour les autres salariés, le cadre est beaucoup moins précis. Il n'existe pas de seuil de température unique permettant de quitter son poste. Et si des intempéries rendent le trajet dangereux, le salarié peut invoquer la force majeure, mais l'employeur peut malgré tout effectuer une retenue sur salaire. L'Espagne est l'un des exemples les plus cités. Après la tempête Dana de 2024, qui avait fait plus de 200 morts, Madrid a créé un congé climatique. Lorsqu'une alerte météo officielle déconseille les déplacements, un salarié peut rester chez lui et bénéficier d'un congé payé jusqu'à 4 jours. Le pays va plus loin : le travail en extérieur est interdit lors des alertes orange ou rouge de canicule, avec maintien du salaire à 100%. L'organisation du travail est aussi plus adaptée au climat, avec des journées souvent commencées plus tôt et terminées plus tôt. En Italie, le dispositif est encore plus concret. Le chômage partiel peut être activé dès 35°C, en température réelle ou ressentie. Pour les salariés les plus exposés, notamment dans le BTP, l'agriculture ou la logistique, le travail est interdit entre 12h30 et 16h. Le chiffre est massif : pendant la vague de chaleur de juillet 2025, environ 3 millions de travailleurs italiens ont bénéficié de ce système. L'indemnisation atteint 100% du salaire pour les heures non travaillées. La Grèce, elle, agit plutôt par mesures exceptionnelles. Lors des pics de canicule, le
Les marchés ont salué la fin du conflit dans le détroit d'Ormuz. L'économie n'a pas encore mérité ce soulagement et pour la plupart des ménages, des entreprises et des gouvernements, la situation pourrait empirer avant de s'améliorer. La réouverture physique s'étale sur plusieurs mois, ce n'est pas instantané. L'Europe du Sud (Espagne, Portugal, Grèce) a connu un redressement durable, dépassant désormais de 11% son niveau d'avant la pandémie, tandis que l'Allemagne stagne. Les écarts de taux souverains se sont fortement resserrés et les bilans bancaires assainis. Mais ce modèle, tiré par l'emploi et le plan de relance européen, atteint ses limites. Les prix de l'énergie se détendent, mais l'inflation atteindra son sommet plus tard que les marchés ne l'anticipent. Le Brent se stabilise autour de 80 USD le baril au troisième trimestre, avant de refluer à 67 USD d'ici la fin de 2027. Les hausses passées de l'énergie continuent de se répercuter sur les chaînes d'approvisionnement, les factures et les loyers. L'inflation sous-jacente culmine à 3,1% aux États-Unis comme dans la zone euro au quatrième trimestre. Les salaires réels ne redeviennent positifs qu'au premier trimestre de 2027. Les marchés anticipant une désinflation immédiate ont au moins deux trimestres d'avance sur les données. Le choc affecte tous les bilans, mais c'est l'Europe qui en porte la cicatrice la plus profonde. Les États-Unis encaissent le coup grâce à des atouts structurels : exportateurs nets d'énergie, ils tirent profit d'une amélioration de leurs termes de l'échange, tandis que les allègements d'impôts protègent les ménages et que l'investissement porté par l'intelligence artificielle soutient les dépenses d'équipement des entreprises. L'Europe ne dispose d'aucun contrepoids de ce type. Faute de relais budgétaire significatif, l'Europe cumule des ménages sous pression durable (énergie, taux variables, pouvoir d'achat comprimé) et des entreprises confrontées à un vide de la demande que seules les plus dotées d'un pouvoir de fixation des prix parviennent à amortir. Toute rechute du cessez-le-feu raviverait ces pressions simultanément, l'Europe restant la plus exposée du fait de son intensité énergétique et de son ouverture commerciale supérieures. Pour les banques centrales, le risque d'une erreur de politique monétaire est le plus élevé depuis 2022. La Réserve fédérale et la Banque centrale européenne devraient procéder à une nouvelle hausse de taux au second semestre, avant que la désinflation n'ouvre la voie à des baisses en 2027. Toutes deux se heurtent à un problème de cohérence temporelle : les tensions inflationnistes se dissiperont vite, tandis que leur dépendance aux indicateurs rétrospectifs justifiera un resserrement bien avancé dans le quatrième trimestre. Un resserrement excessif demeure un scénario plausible et sous-estimé, l'Europe étant la plus exposée. Pour les marchés de capitaux, le signal est celui d'une rotation et du portage, non d'une réévaluation. Les actions n'ont jamais intégré le conflit comme un choc systémique (MSCI US +8%, MSCI Europe +5% depuis le début de l'année), de sorte qu'il reste peu de potentiel à libérer en cas de bonnes nouvelles, mais une marge de baisse importante en cas de mauvaises ; un repli estival de 5 à 10% est plausible. Une orientation vers l'Europe, les valeurs cycliques et les secteurs sensibles à l'énergie, vaut mieux qu'un pari sur une envolée généralisée. Le soulagement est de mise. Mais il ne signifie pas la fin de l'alerte. L'inflation s'aggravera avant de s'améliorer et les tensions sur les ménages et les finances publiques persisteront jusque tard en 2026. L'accord reste subordonné aux négociations nucléaires et à un cessez-le-feu aux antécédents médiocres. L'asymétrie est inconfortable : la hausse possible est modeste, la baisse rapide et corrélée. Réagir tard coûterait bien plus cher que rester prudent.